Saldé-Tébégoutt : d’hier à aujourd’hui

Blottie entre le fleuve Sénégal, au Nord, et le marigot de Doué au Sud et à l’Est, l’Île-à-morfil, dont Saldé-Tébégoutt est un village phare, doit son nom à la présence sur son sol d’un grand nombre d’éléphants (al-fil) dont les défenses (azm en arabe) donnèrent lieu à des collectes de la part des explorateurs européens et arabes. Ce sont ces derniers qui, ainsi, baptisèrent le lieu, alors très pittoresque, qu’ils venaient de découvrir.
Dans les pages qui suivent nous allons aborder (en résumé) tous les aspects dont pouvoirs publics, chercheurs et simples curieux peuvent avoir besoin sur Saldé-Tébégoutt.

HISTORIQUE DE SALDÉ-TÉBÉGOUTT

Situé à l’extrême-est de l’Île-à-morfil et peuplé d’un peu plus de 2000 habitants, Saldé se dresse fièrement sur le site d’un village qui, jusqu’au XI ème siècle de notre ère, était habité par les Sérères qui l’appelaient Taïba-Gouye ou village de baobabs.
En 1030, War Djabi usurpa le trône du Tékrour, royaume englobant la vallée du fleuve Sénégal et vivant du commerce de l’or du Bambouck, du Sel d’Awlil, des céréales du Sahel, ainsi que de la traite des Noirs. Cinq ans plus tard, en 1035, avec l’aval de ses conseillers almoravides, War Djabi y introduisit la charia qui obligeait ses sujets à se soumettre à l’islam.
Comme les Sérères étaient réfractaires à cette religion, ils furent sérieusement persécutés. C’est ainsi qu’ils se lancèrent dans un exode qui les mena vers le centre-ouest et le Sud du Sénégal actuel. Taïba-Gouye fut vidé de sa population mais son nom resta gravé dans la mémoire de ses voisins peul, soninké et maures.
Sous l’appellation de Tébégoutt (altération de Taïba-Gouye), la bourgade fut ressuscitée entre 1778 (intronisation d’Abdoul Kader KANE comme Almamy du Fouta) et 1790-1794 (bataille de Bounghoye) par Tafsîr Demba Dioûye LY alias Déwa Elimâne Moctâr (1740-1794), du village de Pété, qui avait pour mission de s’opposer aux incursions des Maures car, malgré la destruction du « Moudo-Horma » par Thierno Sileymâni Bâl, les razzias se produisaient de temps à autre. Pendant la saison sèche, le passage à gué se trouvait au point de confluence (salndou, ou fourche en pulaar) du fleuve Sénégal et du marigot de Doué, près de l’ancien Taïba-Gouye (Tébégoutt ). De salndou on passa à Saldé et plus précisément Saldé-Tébégoutt.
Tout d’abord, de la part de Ardo Galoya et de Thierno Barôbé qui étaient les propriétaires traditionnels de la zone, Déwa Élimâne sollicita et obtint l’autorisation d’occuper l’espace. Par la suite, pour chasser les forces maléfiques dont l’endroit était infesté, il requit l’expertise mystique de Thiêrno Demba Yéro LY alias Demba Bâyé Môdi (son futur beau-frère), marabout originaire de Harlaw, quartier de Bagodine. C’est grâce à ce dernier que des étendues de forêts furent défrichées sans trop de peine. En effet, selon la tradition orale, il suffisait que le saint homme versât de l’eau bénite ou soufflât quelques litanies sur un arbre pour que ce celui-là s’asséchât derechef !!!
Les Français ont foulé le sol de Tébégoutt vers 1853 et s’y sont installés aux alentours du 15 août 1859, date à laquelle, Mouhamadou Thiêrno Déwa Élimâne LY, chef de village, leur céda, moyennant contrepartie en nature, quelques hectares de terres. Des établissements commerciaux marseillais et bordelais furent implantés à Saldé, de même qu’à Ngouï, Tantâdji-Galoya et Diorbiwol. La présence d’une garnison de quinze spahis dans le fort contribua à la création d’ une entité administrative : le petit cercle de Saldé.
Du fait des rivalités récurrentes entre chefs locaux, plus exactement, après l’assassinat, en 1878, à Wâssétâké, de Samba Gourmel BÂ, alors grand notable de Boborel et Ardo du Nguiril à la fois, Saldé-Tébégoutt prit la tête de la province des Yirlâbhé-Hébiyyâbhé (titre jusqu’alors dévolu à Pété) et , ce, cumulativement avec sa fonction de chef-lieu de cercle dont faisaient partie, outre la province précitée, le Lâw oriental (Mboumba, Méry, Fôndé-Gandhé, Fôndé-Élimâne, Bâbâbhé, Thioubalel et Abdallah) et le canton du Bôsséya qui gravitait autour de Thilogne. Selon les humeurs des gouverneurs du Sénégal et les alliances et intérêts coloniaux d’alors, son statut de cercle apparaissait et disparaissait sans cesse.
Par Arrêté du 23 octobre 1923, le cercle de Saldé fut joint définitivement à celui de Podor. La province (tantôt canton) des Yirlâbhé-Hebbiyâbhé conduite successivement par Abdoulâye Alpha Ciré KANE (1894-1928), son fils Hâmîdou Abdoulâye KANE (1928 -1947) et son petit-fils Mamadou Lamine Râcine Abdoulâye KANE (1947-1960), subsista jusqu’à la fin de la colonisation française.
De 1960 à 1980, le canton se mua en arrondissement auquel succéda l’actuelle sous-préfecture. A partir du 22 mars 1996, les communautés rurales de Galoya et Pété virent le jour. D’ailleurs, n’eût été la détermination du directeur de l’Aménagement du Territoire de l’époque, Saldé et Cas-cas seraient purement et simplement dépouillés de leur fonction administrative. En tout cas, des responsables politiques très en vue avaient usé de tout le poids de leurs responsabilités nationales pour tuer l’Île-à-morfil, ce à quoi s’opposa le Gouvernement socialiste.
Après les élections régionales et locales du 22 mars 2009, Galoya et Pété furent érigés en communes, Boké-Dialloubé et Mbôlo-Birâne leur succédèrent comme sièges de communautés rurales. Suite aux élections territoriales et locales du 29 juin 2014,à la faveur du fameux Acte III de la Décentralisation, ces derniers villages furent promus communes de plein exercice ; Saldé-Tébégoutt tomba sous la tutelle de la nouvelle commune de Boké-Dialloubé tout comme Cas-cas obligé de se plier sous le joug de Madina-Ndiathbé !!!
L’école primaire de Saldé : source de savoirs et de savoir-faire

Photo Prise le 29 mars 2015

Dans sa stratégie de domination coloniale, les Français avaient besoin de sujets plus ou moins instruits, en tout cas capables de comprendre la langue dans laquelle les ordres leur étaient donnés et susceptibles d’exercer des métiers (interprète, commis expéditionnaire, vendeur, soldat, agent de sécurité) en relation avec les besoins de l’occupant étranger. Pour ce faire, savoir lire, écrire, compter et se débrouiller en français s’avérait comme un impératif à atteindre au plus tôt ; d’où l’ouverture, à Saint-Louis, le 07 mars 1817, de la première école française au Sénégal. L’histoire retient que c’est un nommé Jean Dard, un Français de 27 ans, qui a eu l’insigne honneur de dispenser des cours aux petits sénégalais.
L’école primaire de Saldé (dont Abdoulaye KANE, chef de province de 1894 à 1912, était le véritable promoteur) fut ouverte le 27 novembre 1894, un mois après celle de Podor. Jusqu’à la création de celle de Thilogne, en 1925, l’institution scolaire de Saldé était la seule offerte aux enfants de l’aristocratie du Fouta central. Évidemment, dans le Damga, l’école de Kanel vit le jour en 1909 ; elle disparut en 1936 pour resurgir en 1940. L’école primaire de Cas-cas est fonctionnelle à partir de 1933.
Le français, le calcul, l’agriculture et le bricolage étaient les seules disciplines enseignées dans les écoles dites rurales à l’image de celle de Saldé qui a prospéré de 1894 à 1945 ; leur cycle s’arrêtait au Cours Élémentaire Deuxième Année (CE2). À Saldé, le Cours Moyen instauré en 1945 par M. Doudou NGOM inaugura l’école régionale. De grands cadres sénégalais et mauritaniens en sont sortis.
Parmi ces éminents personnages, on peut citer :
  • des chefs de province ou de canton: Tamîmou Silèye LY, Racine Abdoulaye KANE, Hamidou Abdoulaye KANE, Lamine Racine KANE); d’arrondissement: Hamidou Racine KANE de Saldé, Lamine Samba Ousmane KANE de Mbôlo-Birâne …
  • des cadres de haut niveau : le Professeur honoraire de médecine Ibrahima WÔNE de Podor, et Amadou Malick DIA de Goudoudé, inspecteur des Postes ; tout comme Aboubakry KANE et Yahya DIA, ils firent le Cours Élémentaire Deuxième année dans la classe d’Issa KANE (futur sénateur) affecté à Saldé en octobre 1937 ; Oumar WÉLÉ dit Beddou, de Pété, inspecteur général d’État, Dr Ibra Mamadou WANE, de Mboumba, médecin, Pr Abdoulaye Elimane KANE, de Saldé-Wallah, et Mamadou Amadou DIOP dit Samba Hawoyel, de Wennding (Mauritanie) qui ont assumé les charges de Ministres, ont transité par l’école de Saldé.
  • Aboubakry Racine KANE, El-Hadj Bocar Elimane LY, Dr Ibra Mamadou WANE, Oumar WÉLÉ dit Beddou, Mouhamadou Abdoulaye dit Kassoum DIA, anciens pensionnaires de l’école de Saldé, furent élus députés à l’Assemblée nationale du Sénégal alors que le même Kassoum DIA, Mamadou Alpha LY, Kalidou DIAW et Samba SARRÉ qui ont séjourné à l’école primaire de Saldé font la fierté du corps des inspecteurs de l’Enseignement élémentaire.
  • Dr Saïdou Tamîmou Silèye LY de Saldé, Dr Moussa LY dit Fâwoura de Diaranguel, Dr Yahya Mamadou DIA et Dr Oumar Samba DIA de Saldé ont séjourné à l’école rurale de Saldé. Oumar BÂ, historien émérite originaire de Dabbé, ancien fonctionnaire de l’IFAN, El-Hadj Bocar Elimane LY, inspecteur des Postes, Téléphones et Télégraphes (PTT), Mamadou Hady LY, ancien préfet puis commissaire général au Pèlerinage aux lieux saints, Mamadou Hadramé LY et son ami Abdourahmane Mamadou LY, tous deux cadres à la Caisse de Compensations, des Prestations Familiales et des Accidents du Travail ( actuelle Caisse de Sécurité Sociale), l’administrateur civil Bocar LY, de Diâba, ancien gouverneur, Souleymane Tamimou WANE de Mboumba, instituteur puis préfet et Hâdi Mamadou LY, ingénieur d’agriculture, actuel chef du village de Saldé, ont fait les beaux jours de notre école primaire.
  • Amadou Ciré LY, administrateur civil, Silèye Mamadou DIA, diplomate, Hâdi Mamadou DIA, brillant étudiant décédé à Mulhouse(France) en 1964, Djibril Hâmath DIALLO dit Thierno Fâtim, contrôleur des postes, Djibril DIALLO dit Bâba, ingénieur statisticien, ancien directeur administratif et financier de Dakar-Marine, Docteur Aoua Bocar LY, sociologue installée au Canada, le philosophe Hamidou DIA, conseiller spécial du président de la République et le géographe Amadou Mamadou CAMARA, professeur á la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEC), Moussa SALL de Wâssétâké, cadre formé à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) très tôt rappelé à Dieu, ont bien marqué l’école de Saldé qu’ils ont fréquentée dans leur prime jeunesse.
  • Souleymane Abdoul LY dit Ndiaga , Directeur administratif à la BCEAO-siège, Amadou Tidiane Diam-LY, Directeur administratif à la BCEAO-Sénégal puis Directeur administratif et financier à Holding Kébé, Abdoulaye Mamadou Hadramé LY, cadre à la BCEAO et actuel Directeur des Investissements, Yahya Kôssa DIONG, ancien cadre à Citybank, puis Directeur général d’Ecobank-Libéria et enfin, Directeur général de la Banque Islamique de Guinée… ont mis leur savoir-faire au service de l’institution bancaire sous régionale . En cela ils ont honoré et honorent encore l’école primaire de Saldé, leur royaume d’enfance.
  • Une centaine d’enseignants de tous ordres dont Racine Mamadou Lamine KANE, professeur de mathématiques (ancien proviseur du lycée Seydou Nourou Tall), Oumar Coumba NDONGO, professeur d’anglais (son père est de Boghé et sa mère de Wâssétâké), votre serviteur et Alioune BARRO professeurs d’Histoire et Géographie et Mamadou BÂ de Barôbé, professeur de matières scientifiques.
  • des instituteurs de talent dont certains ont accepté de servir à l’école du village : Salif GANDEGA (en service en Mbâgne et rentré à Saldé après qu’il fut atteint de cécité), Hamidou Mamadou LY dit Mathurin (adjoint), Aboubakry KANE (d’abord adjoint d’Amadou Moctar GUÉYE puis directeur), Moctar Samba SY (directeur), son frère Mamadou Samba SY (directeur), Mamadou Lamine Hamidou KANE (d’abord adjoint puis directeur), Alioune Mamadou Amadou LY (surveillant au lycée de Saldé) et son frère Ismaïla Mamadou Amadou LY (maître en langue arabe), méritent les Palmes académiques.
  • des infirmiers consciencieux dont Alioune Demba DIALLO alias Yahya Diâry, Salif CAMARA, Mamadou Lamine KÉBÉ alias Yéro Hamady et Âdama DEM ont monnayé leur talent au village alors que Abdoulaye Samba Oumou SALL servait en Mauritanie, Samba Gaïssiry DIALLO à Podor, Lamine BÂ à l’Hôpital Principal, et Ibrahima Woïssy ÂW, en tant que technicien en Radiographie, rendait d’éminents services à nos patients admis à l’Hôpital Aristide Le Dantec.
  • des militaires aguerris (lieutenant Djiby GUÉYE, adjudant-chef Bôcar DIAWARA) et gendarmes d’élite (capitaine Amadou Tidiane GÂDIO lâchement assassiné en Casamance en 1983), adjudants-chefs Ousmane Aly LY, Moctar Nouhou NDIAYE et Mamadou Abdoulaye LY dit Mama Yaya; adjudant Aboubakry DIAW mais aussi Yéro Malal DIALLO, Samba Hamady DIALLO, Abdoulaye LY dit Hammât, Lamine Moumel SOW, n’ont jamais failli à leurs missions.
  • des policiers intrépides : commissaire Oumar Ibra WÉLÉ (Wélé-police) de Pété, capitaine Bâba DIALLO dit Bâba Hawoly de Sinthiou-Diongui, commandant du corps urbain de Dakar, Mamadou Amadou DIALLO (Mammôye) de Pété, inspecteur de police ; des sous-officiers (adjudants-chefs) gardes républicains versés dans le corps des forces de police : Demba Diam NDIAYE, Moussa Abal LY, Mamadou Dîyé LY, Hâmidou Mamadou DIACKO, Aboubakry BA dit Abdoul Selli de Saldé et Daouda Houdy DALLO de Boké-Dialloubé, méritent tous les honneurs nationaux.
  • des agents de divers services formés à l’école primaire de Saldé : Elimane Racine KANE (interprète), Demba Dioûye LY (commis expéditionnaire), Souleymane Abou Siwâ LY (Grande imprimerie africaine), Abdoul Baïdy LY (secrétaire des greffes et parquets), Mamadou Diamly LY, Hamath Abal LY, Samba Hamady KÉBÉ, Demba Hamady KÉBÉ, Amadou Hamidou LY et Mamadou Hassane SY (Port Autonome de Dakar ), Abou Salamata SY (OCLALAV), Abdourahmane Abdoulaye LY (SOBOA), Mamadeau Amadou LY et Demba Abdoulaye LY (Cheminots), Ibrahima-Ndiaye LY et Mamadou Sileye LY de Wâssétâké, tous deux contrôleurs des Postes … ont tous fréquenté l’école primaire de Saldé avant d’avoir embrassé un métier.
Hormis son école primaire, Saldé dispose aussi d’un bureau de poste, d’un poste de santé, d’une base de la SAED, d’un centre polyvalent de formation de jeunes acteurs de développement ouvert par le chef de village et, depuis octobre 2008, d’un collège d’enseignement secondaire, aujourd’hui transformé en lycée, fruit de la coopération Nord-Sud avec l’apport de Barôbé, Diâranguel, Wâssétâké et, évidemment, Saldé.

Les Saldéens, artisans du développement de leur terroir

Les Saldéens savent que, avant toute aide venant de l’extérieur, ils doivent eux-mêmes se ceindre les reins en vue de vaincre les nombreuses contraintes qui les interpellent. C’est ainsi que, le 26 septembre 1990, l’Association pour le Développement de Saldé (ADS) fut mise sur les fonts baptismaux. Elle succède à l’Association pour l’Édification de la Mosquée de Saldé (AEMS) jusqu’alors dirigée par Amadou Tidiane Diam-LY qui, toute sa vie durant, s’est investi pour la promotion de son village natal.
Après l’inauguration, en 1972, de notre lieu de culte dont, selon Tidiane Diam-LY, El-Hadj Bôcar Élimâne LY fut le principal bailleur de fonds, la mission de l’AEMS prit fin, et, ce, à l’image de sa devancière : l’Association des Ressortissants de Saldé à Dakar (ARSD), conduite, pendant longtemps, par Abdourahmane Mamadou Couro LY. Ce regroupement disparut en 1967.
Dès sa naissance, l’ADS prit en charge tous les problèmes avec lesquels le village est confronté. Aussi, avec l’appui de tous les Saldéens, aura-t-elle dépensé plus de 200 millions de francs CFA dans différents projets : clôture du cimetière (dont le Dr Cheikh Tidiane GÂDIO est le principal bailleur), construction d’un marché et d’une morgue (avec l’apport de la Famille KANE coordonnée par le Pr Racine
Lamine KANE, du Dr Cheikh Tidiane GÂDIO alors ministre des Affaires étrangères, d’Amadou Moctar Abdoul Selly LY alias Abou Dêdé et de nombreux Saldéens), assistance quasi permanente à l’école élémentaire, au forage, au poste de santé, aux périmètres intégrés villageois (PIV), au GIE des femmes, aux jeunes dans le cadre de leurs activités de vacances, à l’organisation annuelle du Mawlîd-an Naby …
D’année en année, grâce au dynamisme de notre doyen Souleymane Abdoul LY dit Ndiaga (président de la Commission du Maouloud) et de son équipe dont les regrettés Moctar Nouhou NDIAYE, Yaya Mamoudou NDIAYE, Abou Salamata SY, Yéro Malal DIALLO, Yéro Ibra LY, Abdoulaye Bocar LY … de même que Aguibou HANNE, Souleymane DIALLO, Amadou Bachir NDIAYE, Moctar Mamadou Hadramé LY (coordonnateur), Sâda dit Hâmidou LY, Alpha DIÂCKO … l’organisation du Maouloud réalise des progrès fulgurants et les rentrées financières, fruits des cotisations et dons des Saldéens, progressent sans cesse.
Depuis le 12 septembre 2015, date de démission de votre serviteur, l’ADS est dirigée par une équipe plus jeune, compétente et engagée. Au présidium constitué par la très compétente Salamata Mamadou Alpha LY (présidente), Moctar Mamadou Hadrâmé LY (premier vice-président) et Daouda dit Mâhi LY (deuxième vice-président), s’ajoutent des membres très actifs du Bureau, du Comité Directeur et des personnes-ressources qui œuvrent pour le développement intégral du village.
D’importants événements ont marqué la vie de Saldé :
  • Les Journées Économiques et Culturelles de Saldé : elles se sont déroulées du 24 au 26 décembre 2010, à l’occasion du Festival Mondial des Arts Nègres (FESMAN) et sous le parrainage de notre frère Abdoulaye Racine KANE, alors Directeur du cabinet de M. Karim Meïssa WADE ci-devant Ministre d’Etat chargé de la Coopération et des Transports. Assurément, Abdoulaye Racine KANE et ses proches (dont Karim WADE) ont bien été à la hauteur de nos espérances. Pour dire que l’ADS a pleinement réussi l’organisation de cet événement : quatrièmes journées du genre après celles de 1967 (coordonnées par feu Muhammed KANE dit Chérif), 1975 et 1988 (conduites par votre serviteur). L’enseignant-journaliste Aguibou Hamidou KANE a piloté les festivités de 2010. Toutefois, il convient de rappeler que le succès éclatant auquel a abouti l’événement, tout comme ceux enregistrés lors de la Semaine culturelle de 1988, de la visite mémorable de Seynabou-Ly MBACKÉ en 2011 et à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de Cheikh Hamidou en 2013, doivent surtout être mis à l’actif de notre oncle Aboubakry Racine KANE qui s’y était engagé personnellement. Grâce à ses interventions salutaires, son entregent riche et divers a permis de mettre à notre disposition des moyens financiers et matériels qui ont largement contribué à la réussite des festivités.
  • Le 26 juillet 2011, grâce à la contribution inestimable de certains responsables politiques du PDS (Amadou NIANG, Ministre, Abdoulaye Racine, Directeur de cabinet et maire de Galoya, Moussa SOW, responsable politique, Djiby MBÂYE, maire de Pété, Souleymane SOW, président de la communauté rurale de Boké-Dialloubé…) et des femmes d’affaires du département de Podor dont la vaillante Sokhna Oumou Salamata TALL de Ndioum, les populations de Saldé accueillirent triomphalement leur fille Seynabou-Ly MBACKÉ dite Astou LY, alors Ministre de l’Entrepreneuriat féminin et de la Micro-finance, foulant, pour la première fois, le sol de ses ancêtres.
  • Par l’intermédiaire de Mme MBACKE, les braves femmes de Saldé reçurent une enveloppe de 6000 000 de francs CFA devant les aider à réaliser des projets structurants. Somme que, sous la houlette de leur présidente d’alors, Hadja Aïssatou Bâ dite Bîba, les bénéficiaires ont remboursée intégralement. Sur ce point, il convient de rappeler que, bien avant le beau geste fait par Seynabou-Ly MBACKÉ, nos sœurs : le Pr Oumou Bocar LY dite Djôdho, Caty Mamadou LY et Sârata Mamadou LY, toutes des intellectuelles de haut niveau, s’étaient, chacune dans son domaine précis, engagées et s’engagent encore pour la promotion du village.
  • Du 1er au 03 avril 2013, un hommage national a été rendu à Cheikh Hamidou KANE, à l’occasion de son 85 ème anniversaire et en ses qualités de fils prodige du terroir, d’ancien ministre, de haut fonctionnaire international, d’homme de culture (auteur de L’Aventure Ambiguë) et d’acteur de développement. Le programme s’est déroulé avec la bienveillante sollicitude de son Excellence M. Macky SALL, Président de la République, sous la présidence effective et avec l’appui consistant d’El-Hadj Amadou Dhaha KANE (ministre de l’Economie et des Finances) et Abdoulaye Daouda DIALLO (ministre du Budget), avec le généreux concours de notre frère Mamadou Lamine SOW, actuel directeur d’Air Sénégal SA, responsable APR de la zone, de la Fondation SONATEL, de M. Bâba DIAW, directeur général d’ITOC, de la SAED, Abdoul Azîz ÂW directeur des Constructions scolaires au MEN, de la LONASE, du Port autonome de Dakar, de MM Thierno Seydou NIANE, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Mamoudou DIA, directeur général de la Société des Eaux (SDE), Dr Abdoulaye Ciré Hann, Alioune Ardo SOW, PDG de la Compagnie Sahélienne d’Entreprises (CSE) , d’anciens ministres : MM. Mamoudou TOURÉ, Pr Ibrahima NIANG, Ousmane Tanor DIENG, Khalifa Ababacar SALL et de tant d’autres bonnes volontés dont des cadres politiques, des hommes et femmes de culture, des villages frères… L’événement a été coordonné par Abdoulaye Mamadou Hadramé LY. Dans le même sillage, il convient de remarquer que le doyen Cheikh Hâmidou KANE, son cousin le Pr Abdoulaye Elimâne KANE et leur neveu le Pr Hâmidou DIA, trois des plus grands écrivains du Sénégal, ont des liens généalogiques avec Saldé. De plus, ils ont effectivement vécu dans cette localité et lui ont consacré quelques belles pages de leurs valeureux ouvrages. Les deux premiers ont exercé les charges de ministres de la République et le troisième est Conseiller spécial du Président Macky SALL.
  • Le 06 juillet 2013, dans un des somptueux salons de l’hôtel King Fahd, et, en sa présence effective, notre oncle Aboubakry KANE dit Abou Racine, ancien député puis président du Conseil d’administration de la Banque Sénégalo-koweitienne, fut chaleureusement fêté par ses parents, amis et alliés avec la participation de l’État sénégalais. Au même moment, l’auditoire découvrit « Le dernier fils de la Grande Royale », son roman autobiographique. Aboubakry KANE fut rappelé à Dieu dans la nuit du 03 au janvier 2014 après avoir vécu 88 ans 06 mois jour pour jour.
  • Les 27 et 28 mars 2015, cinq mois après la date présumée, grâce à l’appui efficace et efficient du Président Macky Sall, sous la houlette des Ministres Abdoulaye Daouda DIALLO (Intérieur) et Serigne Mbaye THIAM (Éducation nationale) et, en présence de M. Ousmane Tanor DIENG secrétaire général du Parti Socialiste (PS) conduisant une délégation, furent commémorés les cent vingt ans de l’école primaire de Saldé suivis de la cérémonie de parrainages concomitants de ladite école dorénavant appelée «École primaire Aboubakry Racine KANE)» et du stade dont le parrain est l’adjudant-chef de gendarmerie Ousmane Âly LY, ancien champion de javelot de l’AOF et de France. Daouda Abdourahmane LY dit Mâhi a coordonné toutes les activités.

Évolution socio-politique de Saldé

Quoiqu’il abrita la seconde école primaire d’expression française, le second bureau de poste (1922) et le second dispensaire (1930) du Fouta, Saldé est victime d’une relégation arbitraire comme du temps du régime de Senghor qui lui faisait le rapproche de s’aligner sur les thèses de Mamadou DIA.
Depuis 2009, sur le plan strictement administratif, malgré les efforts très louables que ne cesse de déployer le sous-préfet Ndiack SARR pour amoindrir le mécontentement des populations, on a l’impression que certains veulent sanctionner Saldé pour le rôle prééminent qu’il a joué pendant la colonisation.
Pourtant, même s’il est entré en rébellion entre 1963 et 1974 (année de libération de son leader, le prisonnier politique Aboubakry KANE), depuis les élections de 1978, notre village s’est sagement rangé derrière les différents régimes qui se sont succédé au Sénégal. Le vote utile est devenu son credo.
Autant il a accompagné le Président Abdou Diouf à l’occasion des élections de 1983, 1988, 1993 et du 27 février 2000 (date du premier tour de la présidentielle), jeté son dévolu sur le candidat Abdoulaye WADE aux secondes joutes du même scrutin (19 mars), aux législatives du 29 avril 2001, à la présidentielle de 2007, au premier tour de celle de 2012 (26 février), autant Saldé-Tébégoutt s’est rangé derrière le candidat Macky Sall au second tour (25 mars), aux législatives du 1er juillet 2012, puis appuyé la liste de Bennoo Bokk Yaakaar aux élections territoriales et locales du 29 juin 2014 et, sans tergiverser le moins du monde, il a majoritairement répondu « Oui » au référendum du 22 mars 2016.
De la création du Bloc Démocratique Sénégalais (BDS), le 27 octobre 1948, plus précisément de la victoire de ce parti aux législatives de 1951 à l’accession de Me WADE à la magistrature suprême en l’an 2000, hormis son repli forcé allant de 1963 à 1974, Saldé aura été la chasse-gardée des socialistes. Malgré tout, notre village n’a jamais été récompensé à la hauteur de son engagement militant et des sacrifices surhumains qu’il a consentis pour le BDS, le BPS, l’UPS et le PS.
Certes, l’Organisation Autonome de la Vallée (OAV) qui, au début des années soixante, devait développer la riziculture dans la vallée du Sénégal, a essayé de satisfaire les attentes des populations, mais à cause de la mauvaise gestion et, surtout, de la gravité de la crise institutionnelle qui a frappé le Sénégal du 14 au 22 décembre 1962 et qui abouti à l’incarcération du Président Mamadou Dia et acolytes dont Aboubakry Racine KANE (député et secrétaire élu à l’Assemblée nationale), l’OAV s’est éteinte.
La dernière campagne agricole entreprise par les paysans de Saldé se déroula en 1967. Ce fut une véritable catastrophe car la digue de protection des terroirs agricoles n’a pu résister à la furie des eaux. Accusés d’avoir intentionnellement provoqué l’avarie qui a provoqué l’inondation et, par voie de conséquence, la perte de la cuvette, des paysans de Saldé, partisans d’Aboubakry Racine KANE, et par ricochet, soutiens déclarés du président Mamadou Dia, furent arrêtés et emprisonnés à Podor. Par voie de conséquence, l’OAV fut enterrée à Saldé !
À l’actif du régime PS d’alors, on peut également citer :
  • La construction, en 1964, de la maternité de Saldé qui, faute de personnel, est restée inutilisée pendant longtemps,
  • En 1978, aménagement des Périmètres Intégrés Villageois (PIV) de Saldé couvrant 20 hectares élaborés par les villageois eux-mêmes ; les PIV sont constitués de deux blocs de 10 hectares chacun; chaque entité est exploitée par 94 paysans œuvrant sur deux saisons ; les cultures hivernales sont financées par la CNCA. Les PIV sont actuellement en phase de rénovation sur financement de l’Agence Française de Développement, dans le volet “Agriculture Irriguée et Développement Economique des territoires ruraux de Podor (AIDEP).
  • Le jardin potager des femmes (07 hectares) qui fut créé en 1992 est une initiative du village. Hormis l’appui constant de l’ADS et un financement de 10 000 dollars octroyés (grâce à Salamata LY, cadre à l’US-AID, alors vice-présidente de l’ADS) par le gouvernement américain, nos sœurs viennent de recevoir 500 000 francs CFA des mains de Mamadou Lamine SOW responsable politique de l’APR. Elles sont également co-bénéficiaires du million de francs CFA que le généreux Abdoulaye Élimâne DIA alias Kalâdio (maire de Démett) a offert au village. Grâce à la motopompe achetée avec la subvention américaine, les braves dames peuvent, comme par le passé, reprendre leurs activités horticoles et même s’orienter vers d’autres projets économiques et sociaux plus généreux.
  • Toutefois, le PS peut revendiquer la paternité de l’implantation de la Cuvette agricole Saldé-Wallah qui, d’ailleurs, n’a fonctionné que de 1988 à 1992. Quelque 600 hectares étaient mis à la disposition des paysans des villages de Wallah, Diaranguel, Wâssétâké, Barobé-Diackel, Saldé-Tébégoutt. Après avoir suscité de grands espoirs chez les populations qui en avaient grand besoin, la cuvette a très tôt rendu l’âme. Aux dires des paysans et des spécialistes de la chose rurale, les travaux de construction du canal et ceux relatifs au planage des parcelles ont été très mal exécutés par l’entreprise en charge des travaux. Le gouvernement d’alors resta sourd et muet face aux cris de détresse lancés par des paysans dépités par ce qu’ils considéraient et considèrent encore comme une farce de mauvais goût!!!

Saldé-Tébégoutt dans la première alternance

En l’an 2000, l’accession de Me Abdoulaye WADE à la magistrature suprême fut bien accueillie par les populations de l’Île-à-morfil en général et celles de Saldé en particulier. Certes, jusqu’au premier tour de la présidentielle, la contrée était restée socialiste, mais, quand le vent de l’alternance commença à souffler, les électeurs de la plus grande île du Sénégal opérèrent une volte-face positive.
Me Abdoulaye WADE fut plébiscité par ceux qui l’avaient toujours combattu et même tenté de l’humilier à Thioubalel quand le richissime Lobatt Fall interdit au célèbre opposant qu’il était, alors en campagne électorale, d’entrer dans son fief. Par mesure de prudence, le père du Sopi contourna l’étape, mais c’était reculer pour pouvoir mieux sauter, car dès le lendemain, Me WADE y revint entouré des forces de l’ordre. Plutôt la ruse que la rage car le bouillant Boubacar SALL tenait coûte que coûte à en découdre avec Lobatt. Me WADE calma « le lion du Cayor » par une gifle !!! Le droit d’aînesse est passé par là. Boubacar SALL obtempéra la mort dans l’âme.
Au cours du magistère de Me Abdoulaye WADE (2000-2012), les récompenses furent plus consistantes :
Saldé et Cas-cas furent électrifiés en 2005 alors que les villages du Diêri étaient branchés sur le réseau électrique national deux ans avant leurs métropoles.
Sous la gouvernance de M. Macky SALL nommé Premier ministre le 21 avril 2004, le régime WADE ne s’en arrêta pas là. Le rêve des insulaires d’être désenclavés commença enfin à se réaliser. Les travaux d’édification du pont de Madina- Ndiathbé (315 mètres de long sur 09 mètres de large) furent lancés en novembre 2004 et, dès fin 2005, l’ouvrage était pratiquement disponible. La construction du pont de Ngouï, qui a démarré en février 2006 et coûté 4,9 milliards de francs CFA, a duré quatorze mois. Le prix du radier submersible de Saldé (très mal fait à l’époque) était estimé à 240 millions de francs. Les deux ouvrages ont été inaugurés par le président Abdoulaye WADE, le samedi 26 novembre 2011.
Certes, l’Île-à-morfil n’est toujours pas totalement désenclavée, tout de même, les deux ponts permettent aux piétons et aux moyens de transports terrestres de sillonner cette partie du Sénégal pendant la saison sèche.
L’avénement du président Macky SALL: une bouée de sauvetage pour Saldé et environs ?
L’arrivée du candidat Macky SALL à la présidence de la République du Sénégal semble sonner le glas de l’inertie. Dans le Schéma frontalier d’Implantations d’Infrastructures (S.H.E.F), cadre de référence de la matrice d’actions prioritaires du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (P.U.M.A), Saldé a le privilège de faire partie des localités identifiées par l’Etat comme pôles devant constituer des centres de développement.
Ainsi, pour l’ancien chef-lieu de cercle, il est prévu :
  • l’aménagement d’un débarcadère de 150 millions de FCFA est annoncé. Rien que ce projet met du baume dans le cœur de tout saldéen. En effet, à cause des ravages de l’érosion fluviale, notre village aura perdu une bonne partie de son espace vital originel : le fort, la première école primaire, le quartier des traitants Ndar-Ndar, la maison de Hamidou KANE, ancien chef de province (chef des Diallobé) et une grande rue ont été ensevelis dans les eaux tumultueuses du fleuve Sénégal. Donc bienvenue au débarcadère !
  • l’installation de 50 cages flottantes piscicoles de 10 m3 pour un montant de 30 millions de FCFA. De plus en plus le poisson devient introuvable. Les bonnes espèces halieutiques ont pratiquement disparu de la zone ; en lieu et place les Saldéens consomment du «yabooy » venant de Saint-Louis. L’aquaculture annoncée sera une bonne sources de protéines, d’emplois et d’argent.
  • la création d’un domaine agricole intégré moderne de 50 hectares de 150 millions de FCFA,
  • la construction d’un lycée pour une enveloppe de 250 millions de. FCFA
  • la construction de cinq blocs d’hygiène
  • la mise à niveau du poste de santé pour un montant de 30 millions de FCFA
  • la construction d’un bâtiment administratif (sous-préfecture et autres services administratifs) estimé à 60 millions de FCFA. Il est prévu de réaliser tous les projets que voilà dans un délai de trois ans, à compter du début de 2017. De plus, sous peu, nous allons assister à :
  • le démarrage des travaux de bitumage de la route de l’Île-à-morfil (la Dorsale du Nord) dont les deux bases (Pété et Ndioum) qui serviront de portes d’entrée dans l’île (et devant abriter le matériel roulant très lourd) sont en train d’être installées. Les travaux dureront 26 mois.
  • la réhabilitation de la Cuvette Saldé-Wallah annoncée depuis 2013 a démarré sous le contrôle de la SAED et du comité local de suivi des travaux constitué par seize Groupements d’intérêt économique concernés. Seulement, il convient de noter que sur les deux milliards de Francs CFA annoncés en 2013 dont 200 millions pour la cuvette de Mboumba, seuls 800 millions seront affectés aux travaux.
Pour donner forme au PUMA logé à la Primature, le président de la République a bien voulu le confier à notre frère Moussa SOW, «le lion de I’Île-à-morfil», inspecteur des Impôts et Domaines, ancien Secrétaire général de la Fédération départementale libérale de Podor, maire de Wâlaldé depuis 2009, ancien député et vice-président à l’Assemblée nationale, actuellement responsable politique à l’APR. Pour dire que Moussa SOW dispose de tous les atouts et qualités pour s’acquitter honorablement et équitablement de ce sacerdoce. Nos vœux et ceux de tous les insulaires l’accompagnent.
Le nouveau promu porte le titre de Coordonnateur du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et territoires frontaliers. Entre autres, sa mission consiste à résorber le gap en termes d’infrastructures et d’équipements entre les régions frontalières (notamment l’Île-à-morfil et le Daandé maayo) et celles de l’intérieur du pays. De manière générale, le PUMA se fera le devoir de redonner confiance à des populations longtemps frustrées mais restées dignes. En cela nous remercions le Président Macky SALL qui en est l’initiateur et souhaitons que tout se déroule comme prévu.

CONCLUSION

Saldé-Tébégoutt n’est sûrement pas le plus gros village de l’Île-à-morfil, mais il fait partie des plus célèbres. Depuis la fin du XIX ème siècle, cette aura s’explique par la présence sur son sol d’infrastructures, jadis communes à tout le Fouta central, que les Français y avaient installées. Ce qui faisait de cette localité une espèce de “Quartier Latin” du Fouta-Tôro.
D’aucuns se rendaient à Saldé parce que, étant malades, ils avaient besoin de soins infirmiers dispensés dans son poste de santé, d’autres parce qu’ils devaient traiter une affaire dans son bureau de poste (lettre ou télégramme à expédier, un mandat à percevoir ou un coup de fil à donner), d’autres encore (les enfants) étaient inscrits à son école primaire. De plus, tout postulant à la chefferie d’un village de la province des Yirlâbé-Hébiyyâbé était, dans une solennité féerique, investi et « enturbanné » à Saldé.
Comme tonton Aboubakry KANE l’a si bien rappelé dans « Le dernier fils de la Grande Royale », pendant la campagne électorale de 1956, en dehors de Podor, Léopold Sédar SENGHOR et la délégation qui l’accompagnait se restauraient et se reposaient à Saldé , dans la résidence des hôtes (Gallé Kaaw Abou) : un local en dur spacieux et doté de toilettes acceptables.
Évidemment, ce temps est bien loin de nous et, de nos jours, Saldé-Tébégoutt ressemble au «… Lion devenu vieux » qui se remémore « son antique prouesse », selon une fable de Jean de La Fontaine qui met l’accent sur le caractère relatif de la vie sur terre où la mort sociale précède très souvent la mort physique !!!
Pour sortir de cette situation peu enviable, Saldé et l’Île-à-morfil fondent beaucoup d’espoir dans la ferme décision du Président Macky SALL de moderniser les axes et territoires frontaliers : un projet qui, tout comme le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) piloté par le Secrétaire d’État Souleymane Jules DIOP, ambitionne de résorber le retard en terme d’infrastructures et de services sociaux de base, et, partant, d’éradiquer la pauvreté et le mal-vivre qui gangrènent l’Île-à-morfil.
Dès lors, nous souhaitons la bienvenue au Président Macky Amadou Abdoul SALL et à toute sa délégation dans l’ancien Foyer aux Éléphants. De gaieté de cœur, nous les accueillerons chaleureusement à Démett ; tout de même, nous prions son Excellence de bien vouloir, ne serait-ce que quelques minutes, faire une halte à Cas-cas et à Saldé, les deux chefs-lieux de sous-préfecture de la grande île.
C’est une demande que nous adressons à tous les responsables du département de Podor, notamment à nos frères Abdoulaye Daouda DIALLO, Ministre de l’Intérieur et coordonnateur départemental de l’APR, et Mamoudou DIA, Président du Conseil départemental.
Harouna Amadou LY alias Harouna Rassoul, professeur certifié d’Histoire et Géographie, à la retraite à Dakar ; président d’honneur de l’Association pour le Développement de Saldé (ADS).

Continuer la lecture de Saldé-Tébégoutt : d’hier à aujourd’hui

Cérémonie de dédicace de l’ouvrage ’Macky Sall, un destin’’, intervention de Monsieur le Premier Ministre Mouhamadoun Boun Abdallah Dionne

Nouvel ouvrage : « Macky SALL: Un destin »

Macky Sall, le quatrième président de la République du Sénégal, est un chef d’État certes jeune (parce que né après les indépendances) mais aux ambitions vigoureuses et généreuses. Malgré les nombreux obstacles jonchés sur son chemin, il a accompli un parcours politique exceptionnel. Trois ans et demi durant il a sillonné toutes les contrées du Sénégal, ce qui lui a permis d’être totalement en phase avec son peuple. Dès son accession à la magistrature suprême, contrairement à certains de ses pairs qui font miroiter à leur peuple des lendemains idylliques, il a annoncé urbi et orbi que rien ne pouvait être réalisé dans la facilité et la gabegie et, sans délai, il s’est attelé à faire du Sénégal un pays émergent. Continuer la lecture de Nouvel ouvrage : « Macky SALL: Un destin »

Notes de lecture: Saldé-Tébégoutt, la mémoire réhabilitée d’un carrefour du Fouta

Lorsqu’une bande de terre de 190 kilomètres de long sur 7 à 9 kilomètres de large, encaissée entre le fleuve Sénégal au nord et le marigot de Doué au sud, brille aux confluences des peuples, elle le doit à sa renommée bâtie sur des cultures et des traditions fortes. Son passé éclaire son présent et l’abnégation de ses habitants, dans leurs trajectoires individuelles et collectives, se traduit en une boussole pour le futur.

Par Habib Demba FALL, paru dans Le Soleil N° 13500 du jeudi 28 mai 2015, page 25 (ISSN: 0850/0704) Continuer la lecture de Notes de lecture: Saldé-Tébégoutt, la mémoire réhabilitée d’un carrefour du Fouta

Nouvelle parution: Diawahirou rassa-il (les lettres précieuses)

Cher(e)s internautes, veuillez noter la parution d’un ouvrage co-écrit avec Oustaz Seydou Mbaye paru aux éditions « PAO Imprim Selmer Abidjan » au 1er trimestre 2015.

C’est une compilation des lettres de Mawlaanaa Cheikh Ibrahima NIASS, adressées pour la plupart à ses différents représentants et disciples à travers le monde.

Dans ces différentes lettres, le Cheikh insiste sur les principes fondamentaux de l’Islam et met l’accent sur la nécessité de l’évolution et la progression dans la connaissance gnostique.

Continuer la lecture de Nouvelle parution: Diawahirou rassa-il (les lettres précieuses)

Vient de paraître: Saldé-Tébégoutt: métropole sénégalaise du pays des Dialloubé entre mythe et réalité

Ouvrage disponible à Harmattan Dakar (1/ 10 VDN EN FACE MERMOZ – Après le pont de Fann, Tél : +221 33 825 98 58 / +221 77 242 25 08, Email : senharmattan@gmail.com)

Chers sympathisants et visiteurs de ce site, veuillez noter la parution de mon ouvrage intitulé « Saldé-Tébégoutt: métropole sénégalaise du pays des Dialloubé, entre mythe et réalité« .

Vous pouvez d’ores et déjà acquérir cet ouvrage sur le site de l’éditeur via ce lien Harmattan

Saldé
verso

Cérémonie de dédicace de l’ouvrage : « Macky Sall: Un Destin »

La cérémonie de dédicace se tiendra à l’Hôtel Terrou-bi, le 17 septembre 2016. Mise en place à 15H00 précises.

Les places étant limitées, un carton d’invitation sera exigé à l’entrée.

Voici un avant-goût de l’ouvrage:

Macky Sall, le quatrième président de la République du Sénégal, est un chef d’État certes jeune (parce que né après les indépendances) mais aux ambitions vigoureuses et généreuses. Malgré les nombreux obstacles jonchés sur son chemin, il a accompli un parcours politique exceptionnel. Trois ans et demi durant il a sillonné toutes les contrées du Sénégal, ce qui lui a permis d’être totalement en phase avec son peuple. Dès son accession à la magistrature suprême, contrairement à certains de ses pairs qui font miroiter à leur peuple des lendemains idylliques, il a annoncé urbi et orbi que rien ne pouvait être réalisé dans la facilité et la gabegie et, sans délai, il s’est attelé à faire du Sénégal un pays émergent.

Son programme de campagne qui s’articulait autour de « Yoonu Yokkute » ou Le chemin du véritable changement, a été revu et corrigé avant même la fin de la première année de son mandat. Ainsi, sous sa houlette, le Plan Sénégal Émergent (PSE), fruit d’une coopération lucide et féconde avec les partenaires au développement, s’est assigné des objectifs à atteindre au plus tard en 2035.

Nonobstant son jeune âge, Macky Sall est un homme responsable qui sait être ferme et qui sait où il va. En pulaar on dit « koo kellifado », c’est-à-dire un Conducteur d’hommes : un homme d’État conscient du sens très élevé de sa noble Mission et du bien public. Nanti d’une grande habileté politique, il sait que le secret est au cœur du Pouvoir et que le secret du Pouvoir, c’est le Secret. Grand Stratège, il n’en est pas moins un véritable tacticien comme, du reste, en atteste son parcours fort élogieux. Aussi peut-on résumer Macky Sall en trois mots : COURAGE-SERENITE-EFFICACITE. De plus en plus son leadership s’affirme et se réaffirme partout. Cette biographie retrace le parcours singulier d’un homme au destin prodigieux.

ISBN : 978-2-343-07945-5

Oumar WELE (Beddou) : l’incarnation de «vouloir, c’est pouvoir»

Qui est joyeux d’apprendre, deviendra maître un jour
Le Sénégal est, certes, un petit pays, mais un repaire de grands hommes qui, du fait de leur labeur et de leur opiniâtreté, sont arrivés à se hisser au faîte du service public de notre continent.
Un de ceux qui me viennent à l’esprit et qui méritent bien d’être cités dans le répertoire des éminences grises de notre pays, est Oumar WELE dit Beddou, issu d’une famille maraboutique humble fort respectable.
Né en 1926 à Wâssétâké, province des Yirlâbé-Hebbiyâbé, il fréquenta d’abord l’école primaire rurale de Saldé-Tébégoutt : du Cours préparatoire 1ère année au Cours élémentaire 2ème année, puis l’école régionale de Podor où il obtint le Certificat d’Études Primaires Élémentaires (CEPE). Parmi ses camarades de promotion, on peut citer le doyen Aboubacry KANE (éducateur de formation, puis député, enfin, président de conseil d’administration) et Dr Yâya DIA (médecin africain et ancien député).
Doté de ce sésame fort utile à l’époque, Beddou fut recruté par le service des Postes, Téléphones et Télégraphes (PTT) et en tant que commis aux écritures, il fut affecté à Bamako alors capitale du Soudan français (Mali actuel).
Eu égard à son goût de l’effort, à ses aptitudes intellectuelles et à sa conscience professionnelle très aiguë, il accéda au grade de receveur avant d’obtenir, en 1955, le diplôme de contrôleur des postes suite à une formation à l’École des Postes et Télécommunications de Rufisque.
Son admission, en 1958, aux tests d’entrée à l’Institut des Hautes Études d’Outremer (IHEOM) de Paris qui formait les cadres de l’administration coloniale, lui ouvrit grandes les portes du prestigieux cercle des Grands Commis de l’État tout comme Daniel CABOU, Cheikh Hamidou KANE, Abdou DIOUF, Babacar BA, Habib THIÂM pour ne citer que quelques-uns des premiers hauts fonctionnaires sénégalais.
Dès son retour au bercail, en 1960, muni du Brevet de ce prestigieux institut, Beddou fut nommé directeur des affaires administratives et des chancelleries au ministère des Affaires étrangères; parallèlement à cette fonction, il assura la charge d’inspecteur des postes diplomatiques et consulaires du Sénégal.
Par la suite, il pilota le secrétariat général du ministère des Affaires étrangères : de 1963 au 06 mars 1968 sous le magistère de Me Doudou THIÂM, de mars à juin 1968 dans le cabinet éphémère de M. Alioune Badara MBENGUE et, de juin 1968 à 1970, à l’ombre de Dr Amadou Karim GAYE.
Pendant ce temps, Beddou fut appelé à dispenser des enseignements à la section “Diplomatie” de l’École Nationale d’Administration du Sénégal (ENAS) alors logée à l’Université de Dakar. Il s’en acquitta avec brio à l’enthousiasme de ses étudiants.
Tout comme Jean-Baptiste COLLIN, en 1970, Oumar WELE fut coopté dans l’illustre corps des inspecteurs généraux d’État créé par le président Léopold Sédar SENGHOR; seuls les fonctionnaires ayant rempli au moins dix ans d’ancienneté dans la fameuse Hiérarchie A1 et jouissant d’une moralité irréprochable, y étaient admis. Il se susurre que, compte tenu de la rigueur avec laquelle il opérait, WELE donnait des sueurs froides aux fonctionnaires qu’il inspectait.
Tandis que d’aucuns ont eu (ou simulé) subitement des malaises dès son apparition, d’autres ont tenté de se prémunir de moyens occultes pour se protéger. Au bout du compte, aucun de ces stratagèmes ne prospéra. Oumar étant toujours resté zen.
Du 10 janvier 1974 au 08 avril 1975, il assuma la mission de coordonnateur et de chef de de l’Inspection Générale et de l’ensemble des corps de contrôle dépendant du Bureau Organisation et Méthode (BOM), institution très chère au président SENGHOR et à son successeur Abdou DIOUF.
Du 08 avril 1975 au 31 décembre 1980, Beddou coordonna harmonieusement le Secrétariat général de la présidence de la République du Sénégal, centre de gravité de l’administration sénégalaise post coloniale.
Après la démission du président, poète et célèbre chantre de la Négritude, Abdou DIOUF, son successeur désigné grâce à l’article 35 de la Constitution, nomma Oumar WELE ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement, station que ce dernier occupa du 1er janvier 1981 au 03 avril 1983, date à laquelle, suite à son élection comme député, il intégra l’Hémicycle d’abord avec rang de secrétaire élu (fonction très en deçà de la valeur intrinsèque du haut fonctionnaire qu’il était), puis en qualité de vice-président.
Au cours de la même législature, Beddou fut élu membre de l’Assemblée confédérale sénégambienne créée le 1er février 1982 dont il présida la Commission juridique et du Règlement intérieur. Son mandat parlementaire prit fin en 1988.
De 1988 à 1992, cumulativement avec sa fonction d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Gabon, il représenta le Sénégal en Angola, en Guinée équatoriale et à Sao-Tomé-et-Principe avec pour résidence Libreville. En 1992, il rentra au pays pour jouir d’une retraite bien méritée.
Citoyen exemplaire, Beddou WELE était aussi un adepte de la confrérie tidjâne ; il a fait ses humanités coraniques dans le foyer de son père Thiêrno Amadou Oumar, un marabout placide et rigoureux. C’est cet homme de Dieu qui lui inculqua ses vertus connues et reconnues, parmi lesquelles : l’honnêteté, la fidélité, l’ardeur au travail, la serviabilité, la loyauté…
Oumar WELE, c’est également ce self-made-man qui, avec seulement le CEPE comme base de départ, du fait de ses ambitions solides et de son esprit volontariste, a atteint le summum de l’administration sénégalaise. Par son bel exemple, il a prouvé que la vie n’a vraiment de son sens que quand elle est orientée vers l’essentiel.
Aussi, de 1987 à son décès, en sa qualité de président de la PADEC (Association panafricaine pour le développement communautaire), occupa-t-il une place de choix dans la Fédération des Experts et Consultants africains (FECA) et dans l’Association générale des intervenants retraités du Sénégal (AGIR) qu’il dirigea avec grande dextérité jusqu’à son rappel à Dieu.
Soit dit en passant, Beddou WELE était un homme très cultivé et un généalogiste hors pair. Parce qu’il maîtrisait parfaitement l’histoire de sa province, il lui arrivait de déclamer avec aisance les généalogies de la parentèle tôrôdo du Foûta-Tôro à laquelle il appartenait, aussi pouvait-il rivaliser avec les griots les plus ferrés de la contrée.
Oumar WELE était très proche des grandes familles religieuses, notamment : les TÂL de Halwâr (dont deux de ses enfants, Mountagha et Bachîr, portent les prénoms), les SY de Tivaouane et, à la fin de sa vie, les NIASS de Médîna-Bâye sous la bannière de Cheikh Ould Khaïry, guide spirituel de son ami El-Hadj Amary MBAYE et de son cousin auteur de la présente biographie, tous deux membres de la jama’a de Dakar conduite par le très gnostique Thiêrno Ibrahima Mahmoud DIALLO.
Le mouvement scout que WELE intégra en 1946 aura fait de lui un homme capable de coopérer autant avec les personnes de son âge qu’avec les adolescents. et même les jeunes enfants. La simplicité de sa vie, son ouverture d’esprit, son amour de la nature et de la patrie, le culte qu’il vouait à l’honneur et son dévouement à son prochain, dans un esprit de fraternité et de chevalerie, n’ont échappé à personne, en tout cas, pas au président SENGHOR qui le tenait en grande estime.
Oumar Amadou Oumar WELE fut rappelé à Dieu, à Dakar, le vendredi 14 mai 2004. Après la prière mortuaire dirigée par Thiêrno Mountagha TÂL au mausolée El-Hâdj Saïdou Noûrou TÂL, en présence de centaines de parents, amis, voisins, anciens collègues, alliés et de nombreuses personnes qui lui doivent soit le travail qui les nourrit, soit le toit sous lequel elles s’abritent, il fut inhumé le lendemain à Pété, village pour la promotion duquel il s’est donné corps et âme.
En effet, c’est grâce à ses interventions salutaires que Pété, chef-lieu de la province des Yirlâbhé-Hebbiyâbhé jusqu’en 1878, étrenna sa première école primaire en 1958, son dispensaire et son bureau de poste (PTT), un peu plus tard.
Unique garçon de Fatimata Kodda, Beddou a eu trois épouses : Aïssata Rassoul LY dite Diêgnâ, de Saldé-Tébégoutt, qu’il maria en 1950, Dieynaba ÂW (en 1964), originaire de Pété mais dont la famille s’est installée à Kaolack, Âdama CÎSSE, une léboue de Mbao (mariée en 1977, décédée le 11 novembre 2011) et une vingtaine d’enfants dont l’aîné, Amadou Diêgnâ, disparu en bas âge, en 1953, et Bâbacar Oumar, le 31 janvier 2015.
L’hommage que le doyen Aboubacry Râcine KANE (1925-2014), son ami d’enfance et camarade de promotion aux écoles rurale de Saldé et régionale de Podor, lui a rendu, nous édifie davantage sur la mission, ô combien exaltante, que Beddou WELE a accomplie ici-bas :
« Homme politique de premier plan, Oumar WELE avait le sens de l’écoute, du contact et du respect de l’autre : qualités issues de l’éducation traditionnelle reçue et renforcée par son engagement scout avec feu Albert NDIÂYE. Toute sa vie durant, il a été fidèle à son engagement scout : “Servir et protéger.”
« Homme de foi attaché à son terroir et aux valeurs qui ont forgé l’honneur de nos pères, Beddou aura servi son pays avec brio et abnégation.
« Avec lui, le Foûta-Tôro et le Sénégal tout entier perdent un de leurs éminents fils : un grand patriote, honnête, profondément enraciné dans les valeurs de son terroir. Son parcours et sa vie en attestent éloquemment. »
L’exemple de cet homme multidimensionnel doit inspirer tous ceux ou celles qui, sous la houlette du président Macky Sall, veulent, par le travail (aliment des âmes nobles), la discipline, la perspicacité et la loyauté, contribuer à l’Emergence du Sénégal. Vouloir, n’est-ce pas pouvoir?
Harouna Amadou LY dit Harouna Rassoul, écrivain-biographie

Continuer la lecture de Oumar WELE (Beddou) : l’incarnation de «vouloir, c’est pouvoir»