Rajab: mois d’Allah

«Oui, le nombre des mois, auprès d’Allah, est de douze mois, dans les prescriptions d’Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés ; – voilà la religion droite . (Durant ces mois), ne faites pas de tort à vous-mêmes . Combattez les associateurs sans exception comme ils vous combattent sans exception . Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » Sourate 9, verset 36.

Ces quatre mois sacrés sont : le Muharram (1er mois), le Rajab (7ème mois), le Dhul Qi’dah (11ème mois) et Dhul Hijjah (12ème mois).

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Démette, capitale du Halaybé et ville d’avenir

Le fleuve Sénégal au Nord, le marigot de Doué au Sud et à l’Est délimitent une cuvette caractérisée par des pluies rares et irrégulières. Trois saisons (la saison des pluies, la saison sèche fraîche et la saison chaude) s’y succèdent.

Aux dires des traditionalistes, des pachydermes y vivaient à foison d’où le toponyme « île-à-morfil » signifiant lieu de collecte de défenses d’éléphants.

Ce fut une zone boisée et giboyeuse où, outre les mastodontes précités, pullulaient des carnivores : lions, hyènes, tigres, panthères ; des herbivores : antilopes, porcs-épics, phacochères, singes ; une variété d’oiseaux : pintades, perdrix, canards sauvages …

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Lettre à Takussan : Pour un SUDES fort?

Convoqué pour les 27, 28 et 29 décembre 1983, le congrès du Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES) vient d’être ajourné sine die et ce, au grand désespoir des militants de base qui s’attendaient pourtant à la fin de la léthargie que connaît le syndicat depuis les Etats Généraux de l’Education et de la Formation tenus à Dakar du 28 au 31 janvier 1981. Cette léthargie voulue et entretenue par un groupuscule plus enclin à faire passer ses intérêts bassement partisans qu’à faire aboutir les revendications morales et matérielles des enseignants, inéluctablement, va jeter les bases de la dislocation de notre instrument de lutte et, par voie de conséquence, annihiler les efforts louables que déploient certains démocrates sincères pour sauver le SUDES en danger de mort. Continuer la lecture de Lettre à Takussan : Pour un SUDES fort?

Les Intellectuels sénégalais face à la Politique

Le Sénégal s’imposait comme le pays de la palabre futile, de la voltige idéologique et de la volte-face politique, mais subitement il s’est métamorphosé en un repère de grands consultants, d’islamologues émérites, de politologues hors-pair… et j’en passe ! Ici, l’usurpation de titre est la chose la mieux partagée. Elle aiguise les prétentions, gonfle les illusions et galvanise le bas peuple. Mais, de tous les titres, le plus usité est celui de « Cadre » emphatiquement prononcé « câdar » qui, dans son acception locale, signifie «Intellectuel». Continuer la lecture de Les Intellectuels sénégalais face à la Politique

Faut-il briser le miroir aux alouettes ?

« Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir. » Ce proverbe devrait être gravé aux frontons des permanences de toutes les formations politiques du monde aux fins de parer aux abus de confiance et aux multiples trahisons dont se plaignent moult citoyens.

Après les élections législatives de 1998, les militants P.S. de Mbacké avaient dû élever la voix pour exiger la promotion d’un des leurs (aujourd’hui tombé dans la gibecière du P.D.S) eu égard aux excellents résultats que le parti de DIOUF y avait enregistrés. Continuer la lecture de Faut-il briser le miroir aux alouettes ?