Cheikh Ahmed Tidjâne Chérif: Homme du double « 18 safar »

Sceau de la sainteté

 (paru dans Walfadjri l'Aurore N°6529 du 20/12/2013)

Ce 18 safar 1435H (22 décembre 2013), nous célébrons le 285ème (ou 276ème G) anniversaire de la naissance de Cheikh Ahmed Tidjâne et le   221ème (ou 214ème G) de son élévation à  la Katmiya, pôle caché, dont la portée dépasse l’entendement humain, hormis le prophète Mohammad (psl) et, ce, 36 jours seulement après son accession à la Khatmiya, l’ultime grade qu’un saint puisse obtenir. Au juste, qui est Cheikh Ahmed Tidjâne?

De son vrai nom : Cheikh Ahmed Ibn Mohammad  Ibn  Moukhtâr  at-Tidjâne, il est né  à Aïnou-Mâdhi (Algérie), dans la nuit du 18 safar, en l’an 1150 (lundi 17 juin 1737). Son père s’appelait  Mohammad Moukhtâr et sa mère Aychâ Bint Mohammad Sanoussi at-Tidjâne. Sa famille paternelle appartenait  à la branche des Maddawayi. A sept ans, le jeune Ahmed mémorisa les 114 chapitres du Coran. Il apprit le droit musulman à l’école mâlikite et étudia les différents traités de jurisprudence.  Ahmed at-Tidjâne était intelligent, pieux, modeste, assidu dans ses études et plein de volonté ; « tout ce qu’il entamait, il le terminait », soutenait son entourage.

Un jour, en sortant de ses cours, devant lui, il vit  une lumière qui montait jusqu’au ciel, puis le Prophète (sas.) apparut et lui dit : « Continue car tu es dans la vérité ! ». A quinze ans, il était mufti ou docteur de la loi. Sur une forte recommandation de ses parents, il contracta son premier mariage aux alentours de ses seize ans ; mais cette union n’a pas fait long feu. C’est  également à l’âge de seize ans que, suite à une épidémie de peste, il perdit son père et sa mère, le même jour.

A vingt et un ans, il avait déjà fait le tour des savoirs livresques et tous les savants lui reconnaissaient déjà le titre très enviable d’«Océan du savoir. » C’est à l’état de veille que le Prophète Mohammad (sas) lui confirma qu’il était son petit-fils en lui assurant : « réellement tu es mon fils … Ton ascendance par Hassan  ibn Ali est authentique.» C’est également à l’âge de vingt et un ans qu’il quitta Aïnou-Mâdhi pour Fès (Maroc),  siège de la grande Université-Mosquée  Qarawiyyin.

Tout au long de son cursus initiatique, Cheikh Ahmed at-Tidjâne aura embrassé six voies et rencontré d’éminents savants. Il a été qâdr à Fès, nasri auprès du wâli Sîdy Mohammad  Ibn AbdAllah Tazani…Il a côtoyé le Pôle Sîdy Ahmed el-Habîb Ibn Mohammad connu sous le nom de Ghamary Sejelmasi. Il fréquenta d’autres saints comme Sîdy Mouhammed Ibn el-Hasan el-Wanjali.

En 1773, Cheikh Tidjâne sentit le besoin d’accomplir le pèlerinage à La Mecque. C’est au cours de ce long périple que,  dans les environs  d’Alger, il s’initia à la  Khalwatiya auprès de Sîdy Mohammad Ibn Abd er-Rahmân el-Azhari. Cette voie tire son nom de « khalwa » qui signifie retraite spirituelle. Le khalwati ou khalwi doit se retirer dans une grotte ou  dans un endroit fermé pour pratiquer la prière et la  méditation, mais aussi  le wird  axé sur  la lecture  du Coran et sur  le zikroullah.

Cheikh  résida une année  en Tunisie où il enseigna les hikam d’Ibn Ata Allah. Sur son chemin, il  s’arrêta au Caire où il rencontra le wâli Sîdy Mahmoud al-Kourdiy, originaire d’Irak qui lui apprit  que Dieu lui réservait une station  plus exaltante qu’al-Qoutbaniy al-ouzma. Il arriva à La Mecque et prit contact avec Cheikh Sîdy Ahmed Ibn AbdAllah el-Hindy qui lui dit: « Tu es l’héritier de ma science, de mes secrets, de mes dons et de mes lumières. » A Madîna  il rencontra Sîdy Mohammad Ibn Abd el-Karîm Sâman qui lui donna Hizboul Bahri, Moussaba’atoul ashri, Dawroula’lâ  etc.

Cheikh Tidjâne retourna au Caire où  Sîdy Mahmoûd  al-Kourdiy lui révéla les secrets d8e l’ordre Ehalwatî basé en partie sur la Salâtoul Fâtihi dont la composition est attribuée à Mohammad el-Bakri. C’est ce wird que le Cheikh transmit  en premier lieu à Mohammad al-Mishriy qu’il rencontra vers 1768 et à Âli ben Îssa dit  El-Hâdj Aliy Harâzîm Barradah qu’il connut à Wadjda, en 1778.

D‘ailleurs, à propos de la Salâtoul fâtihi, Al-Bakri Siddiqi soutint : « Celui qui la récite une fois et qui n’entre pas au paradis, qu’il me prenne et m’emmène (le Jour du jugement dernier)  devant Allah ». C’est le Prophète (s a s) qui a  révélé cette invocation au Cheikh en lui révélant : « Salâtoul  fâtihi n’a pas été  composée par El-Bakri (1492-1545), mais  ce dernier s’est orienté vers Allah pendant une longue durée afin que lui soit révélée la prière (sur le Prophète) qui contient plus de mérite que l’ensemble  des autres prières et qui renferme le secret de l’ensemble des autres prières. Un ange lui amena cette prière écrite sur une tablette de lumière. »

A ce propos, Cheikh Tidjâne affirma : « Parmi les supplications, il en est une qui équivaut à la récompense de la nuit du Destin telle que Sayfiyou, or le Nom suprême équivaut à 36 millions de nuits du Destin ; une seule fois le Nom Suprême équivaut à 6000 Salâtoul fâtihi et une Salâtoul fâtihi équivaut à 6000 supplications telle que Sayfiyou ; donc si tu multiplies 6000 par 6000, tu trouves 36 millions et cela concerne une seule récitation de Salâtoul Fâtihi…»

Cheikh ajouta : « Si les habitants des sept cieux et tous ceux qu’ils contiennent et les habitants des sept terres et tous ceux qu’elles contiennent se rassemblent pour décrire la valeur de Salâtoul fâtihi, ils n’en seraient pas capables ; car elle provient de l’invisible sous cette forme et tout ce qui provient de l’invisible, sa perfection est confirmée ; elle ne provient pas d’une composition écrite. Salâtoul  fâtihi est une grâce divine qui ne laisse pas de place à la raison humaine.»

Cheikh  renforça : «S’il y’avait 100 000 communautés et que chacune soit composée de 100 000 tribus et que chaque tribu soit composée de 100 000 hommes et que chacun de ces hommes vive 100 000 ans en récitant chaque jour 100 000 prières sur le Prophète (sas) autre que la Salâtoul Fâtihi, et qu’on rassemble toute la récompense de ces communautés durant toute cette période, on n’arriverait pas à la récompense de l’évocation d’une seule Salâtoul fâtihi…»

Cheikh Tidjâne conclut : «Une seule Salâtoul fâtihi équivaut à toutes les évocations, toutes les formules de glorification, toutes les demandes de pardon, toutes les implorations accomplies dans l’univers, qu’elles soient grandes ou petites, le tout multiplié par 6000. Lorsque je me suis concentré sur cette prière, j’ai constaté que (par l’étendue de sa récompense) elle dépassait  la totalité  des adorations des génies, des hommes et des anges… Tout ce que vous avez entendu sur les mérites de cette salât comparé à ce qui  est resté caché est semblable à une goutte d’eau dans un océan… Le Prophète (sas) m’a dit : « Personne n’a mieux  prié sur moi qu’avec la Salâtoul fâtihi. »

Quant à la Perle de la perfection ou Diawharatou-l-kamâl, le Prophète (s a s) l’a révélée à Seydî Aboû Abdoullâhi Mohammad Ibn ‘Arabi at-Tâzi  ad-Damrâwi, un disciple du Cheikh (mort à 28 ans), qui rencontrait le Prophète (psl) jusqu’à une vingtaine de fois par jour. Le Cheikh  et lui se sont connus à Tlemcen vers 1782. C’est à lui que le Prophète (psl) dicta la  Diawharatou-l-kamâl  afin qu’il la transmît au Cheikh. En 1782, entre Challala et Abi-Samghour, le Cheikh eut sa grande ouverture, fat’houl’akbar. En 1786, il reçut du Prophète (psl)  cent lâ illaha illalâh ; ce qui compléta les  litanies Takhalli, Tahalli, Tadjalli  entièrement  issues du Coran :

  • Takhalli : Astaghfiroullah, «  Demandez  pardon à votre  Seigneur ; ensuite repentez-vous ; Il  vous accordera une belle jouissance jusqu’à un  terme  fixé ; et Il  accordera à chaque  méritant  l’honneur qu’il mérite. Et si vous tournez le dos, je crains alors pour vous le châtiment d’un grand jour. » S. 11  V. 3
  • Tahalli : Salâtoul fâtihi, « Certes, Dieu  et  Ses anges  prient sur le Prophète. O  vous qui croyez, priez sur Lui, et adressez-Lui  vos salutations !» S. 33 V. 56
  • Tadjalli : Lâ illaha illalâh, « Hô, les croyants ! Evoquez  Allah d’une façon abondante ; et glorifiez-Le  à la pointe et au déclin du jour, chantez de Lui  pureté ! » S. 33 V. 41-42

A l’état de veille, le Prophète (sas.) lui annonça : «  Je suis désormais ton initiateur, ton maître, aucun être humain ne prétendra être ton précepte ; il te faut par conséquent abandonner toutes les voies auxquelles tu étais affilié précédemment ; personne n’aura de reproche à te faire car c’est moi qui serai ton intermédiaire auprès d’Allah et aussi ton auxiliaire. »

Le Prophète (psl)  lui recommanda la récitation de cent Astaghfiroulâh et cent Salâtoul fâtihi  tout  en lui disant : « Prends cela et fais-en ta voie. Quiconque l’obtient de toi entre au paradis avec ses deux parents, ses enfants, ses épouses et ses gendres, sans être jugés ni châtiés. Et, ils habiteront avec moi au paradis le plus élevé. Tu es celui qui intercède pour tout pécheur qui dépend de toi. Maintiens cette  voie sans te retirer du monde, ni rompre avec le commerce des hommes jusqu’à ce que tu atteignes la station spirituelle qui t’est promise, tout en gardant ton état, sans grande gêne, ni effort cultuel excessif. Passe-toi de tous les saints !»

Cette ascension attira  l’aversion de l’establishment  turc basé en Algérie et la jalousie de certains de  ses compatriotes tant et si bien que le Cheikh  dut partir du village d’Abi-Samghour,  le 17 rabi’ awwal 1213 (mercredi, 29 août, 1798)  pour Fès où il arriva le 6 rabiçânî (lundi 17 septembre 1798).           Sîdy Aliy Harâzîm Barradah entama la rédaction  de Djawahiroul Mâni en 1798-1799.

Conscient de la conformité de sa voie avec la Loi islamique, Cheikh Ahmed at-Tidjâne  a tenu à préciser : « Si vous entendez de ma part quelque chose, pesez-le avec la balance de la  Shari’â ; si cela concorde, œuvrez ! Si cela est en contradiction, délaissez-le ! » Le jour-même où il est arrivé à Fès, il obtint sa grande station, celle du Khatmoul-wilâyati.

En  1799, à Arafat, il reçut le grade de Qoutbaniya al-ouzma  ou Sceau de la sainteté qui ne veut pas dire le dernier des saints mais le degré de parachèvement de la sainteté. Le 18 muharram 1214 (dimanche 23 juin 1799), Dieu fit de lui Son représentant sur terre et le  vicaire du Prophète (s a s) dans la religion ; c’est le grade de Qoutb al-maktoum : celui qui détient le décret de toute chose.

Dans le même ordre d’idée, un hadith rapporté par Omar Ibn Ambassata affirme: « J’ai entendu le Prophète (sas) dire: « Je jure par la main droite du Miséricordieux, et toutes Ses deux mains sont droites, il y a des hommes qui ne sont ni prophètes, ni martyrs, cependant la lumière de leurs visages éblouira ceux qui les regarderont et c’est à peine si on les voit à cause de cette lumière… Et les prophètes et les martyrs leur envient la magnificence de leur position et leur grande proximité de Dieu Glorieux et Exalté ».  

On lui demanda : « O Prophète (sas) qui sont ces gens ? » Il répondit : « C’est une communauté issue de plusieurs races, qui se réunit pour mentionner le Nom de Dieu et disant des paroles pures à l’odeur et au goût aussi agréables que la meilleure des dattes.» Oh ! Que grandes sont les similitudes de cette communauté-là avec les marées  humaines  multiraciales et pluriethniques qui, par moments, déferlent dans les  cités  musulmanes du Sénégal, à Madîna-Bâye, notamment !

Par la grâce de  Dieu, Cheikh Tidjâne atteignit  deux stations uniques dans la hiérarchie spirituelle des saints: celle de Khatmiya (12 muharram 1214, soit le dimanche 16 juin 1799) ou Sceau des saints clôturant  pour toujours les degrés de sainteté ; et celle de Katmiya  (le 18  safar 1214, soit le lundi 22 juillet 1799),  intermédiaire spirituel entre les prophètes et les wâlis ; pôle caché parce que connu seulement d’Allah et de son Prophète (psl).

A ce propos, le Cheikh a dit : « le Maître de l’existence m’a informé de vive voix que je suis le Pôle caché, cela à l’état de veille et non en rêve…et que tout saint ne boit et n’est abreuvé que de notre océan depuis la création jusqu’au jour où on soufflera sur la trompe… L’essence du Prophète (psl) irrigue les essences des messagers et prophètes ; mon essence irrigue les pôles, les connaissant d’Allah et les wâlis depuis la préexistence et, ce, jusqu’à l’éternité. »

Cheikh Tidjâne  soutint également : « Mes deux pieds que voici sont sur la nuque de chaque wâli ». On lui rétorqua que c’est ce que Sîdy Abdel-Qâdr Dieylani avait déclaré. Cheikh Tidjâne acquiesça en ajoutant : «…mais Sîdy Abd-el Qâdr ne parlait que des wâlis de son époque ; quant à moi, je dis que mes deux pieds que voici n’ont jamais cessé d’être sur la nuque de tout wâli.» Sîdy Mohammad al-Ghâli, un de ses illustres  disciples, raffermit : « C’est par son intermédiaire que tous les saints, sans en avoir conscience, reçoivent l’influx des prophètes. »

Cheikh  Tidjâne quitta ce bas monde le 17 shawwal 1230 (jeudi  21 septembre 1815), après la prière de l’aube, à 78 ans ou 80 ans H. Il comptait  alors 124 000 disciples. Aujourd’hui, 400 millions de fidèles, soit le quart de la population musulmane mondiale, se réclament de son obédience.

Il a eu quatre filles et autant de garçons, mais il n’a laissé en vie  que deux héritiers mâles: Mohammad al-Kabîr (issu de son union avec Lalla  Mabroûka) décédé en 1826 sans enfant et Mohammad al-Habîb (issu de son ménage avec Lalla  Moubaraka) décédé en 1852. Il les confia à son disciple Aliy Tamasiniy. Soit dit en passant, la photo qui orne  nos salons n’est pas celle du Cheikh, mais plutôt de son petit-fils Sîdy Ammar Ibn Sîdy Mohammad al-Habîb at-Tidjâne (1826-1896) qui, en 1871, épousa  Aurélie Picard, née le 12 juin 1849 à Montigny-le-Roi et  surnommée  Lalla Yamîna. Sîdy Ammar a assumé  la réalité du  califat de 1870 à 1896. 

C’est vers 1828 que, devant le mausolée du prophète Mohammad (sas), Sîdy Mohammad al-Ghâli rencontra Cheikh Omar TÂL, auteur d’ar-Rimaah ou le «livre des lances » achevé en 1845 ; lances acérées cernant Djawahiroul Mâni qu’elles protègent des stratagèmes  de Satan et de ses suppôts humains. Al-Ghâli lui conféra le titre de calife de la Tidjâneyya en Afrique noire. Toutefois, il convient de préciser  que  Cheikh Omar  y  a  été introduit  par Thiêrno Abdoul Karîm Ahmed Nagguel DIALLO du village de Timbo (Guinée) disciple de Cheikh Mawloûd FÂL. L’évènement se serait produit entre 1815 et 1820, dans les champs  de Ghawlé, parages de Podor. Thiêrno Mamadou Ibrâhîma DIALLO, un disciple d’El-Hâdj Omar, inculqua  la Tidjâneyâ à  El-Hâdj Abdallah NIASS et  à Alphâ  Mâyoro WELE, oncle maternel et initiateur  d’El-Hâdj Mâlick SY.

Mohammad el Mançoûr el Mouhied’dîn Tidjâne   peint Cheikh Ahmed Tidjânî sous cette forme : « Les traits de son visage radieux, d’un blanc rosé, son allure princière, bien qu’il soit le plus humble, marquent en lui sa haute lignée. Imitant le prophète Mohammad (sas) dans tous les actes et conditions, sa barbe, filée de poils gris resplendissant, faisait jaillir de lui une lumière mystérieuse… Riche par Dieu, ne demandant rien à personne, il fut honoré de grâce qui faisait qu’il ne comptait que sur Dieu. Il dévoila ce qui est permis et cacha ce qui pouvait perturber l’esprit. Par Tâhâ, son maître et compagnon, tel le soleil et la lune, nul ne pourrait plus séparer ces deux Sceaux de la même famille pour l’amour qu’ils avaient pour Lui. »

L’œuvre de Cheikh   Tidjâne, si immense et  si exaltante, s’inscrit dans un cadre plus global fondé sur les enseignements du Prophète (sas) ; enseignements issus de la religion pure (hanif) d’Abraham. Par le biais de la voie (Tarîqa) dite tidjâne, le Cheikh a réussi la conciliation harmonieuse entre  la Réalité essentielle (Haqîqâ) et la Loi religieuse exotérique (Shari’â) qu’il a rendues complémentaires après avoir  humanisé et modernisé le soufisme (tassawouf).

Désormais, pour vivre la Plénitude divine et être un gnostique conséquent, point n’est besoin de se draper dans une robe de laine blanche et de vivre en haillons dans un ermitage, en retraite continue! L’anniversaire des événements  cités plus haut nous a donné l’occasion de revisiter, ne serait-ce que de manière succincte, la vie et  la philosophie de cet homme assurément exceptionnel.

Harouna Amadou LY  dit  Harouna Rassoul, maître ès lettres,  professeur certifié d’Histoire, à la retraite ; coordonnateur de la Cellule Golf-nord de la « Jama’a Cheikh Ould Khaïry » de Dakar