Il y a 1443 ans, Seydinâ Mohammed (psl) venait au monde

Ce dimanche 20 avril 2014, nous commémorons le 1443ème  anniversaire de la naissance de Seydinâ  Mohammad (psl),  dernier des prophètes et  phare inextinguible de l’humanité.  Nos  saints et guides éclairés dont Cheikh Oumar Foûtiyoû TÂL (1797-1864), Serigne  Ahmadou Ndack SECK  (1830-1899), Cheikh Mohammad  Bouh KOUNTA (1843-1914), Seydinâ Limâmou LÂYE (1843-1909), El-Hâdj Abdoulâye NIASS (1848-1922), Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE (1853-1927), El-Hâdj Mâlick  SY (I855-1922), El-Hâdj Mohammad Abdallah NIASS (1881-1859), Thiêrno Mouhamadou  Saïdou BÂ (1900-1981) et le père de la Faydâ, El-Hâdj Ibrâhîma Abdallah  dit Bâye NIASS  (1900-1975),  ont  mis  en exergue ses qualités que tout musulman  doit  imiter pour vivre en paix ici-bas et mériter la félicité dans l’au-delà. 

En plus des  12 et 19 du mois lunaire  rabi’-al-awwal considérés respectivement  comme les  dates  de naissance et de baptême (ismou)  du Prophète (sas) et célébrées  dans la plupart  des pays musulmans, pour glorifier Seydinâ  Mohammad (psl), El-Hâdj Ibrâhîma NIASS  honorait également le 20 avril comme étant  le correspondant de cet événement dans le calendrier julien.  Pratique que, sur les pas de Cheikh Mohammad  Michriy Oud Hâdj, Cheikh   Ould  Khaïry, son homonyme et fervent  disciple, a adoptée en 1998.

La date du 20 avril 571 est  issue des travaux  de recherche  effectués par   Mahmoud Pacha, un astronome égyptien disparu en 1885 auteur de «Le calendrier arabe avant l’islamisme, et sur la naissance et l’âge du Prophète Mohammad (psl) » et du savant Mohammad Souleymane  al Mansoûrfoûri  qui  a écrit « L’ultime joyau de la prophétie / le nectar cacheté » ; tous convaincus que le Prophète (sas)  est né le lundi 20 avril 571, « année de l’Eléphant et non au mois d’août 570.

En fonction des repères que voilà   le Prophète (psl) a vécu  soixante et un ans, un mois et quinze jours, soit  22 310 jours à diviser par les  354 jours de l’année musulmane moyenne  =  63 ans H.       Ce qui nous remmène  aux soixante-trois ans habituellement consacrés. D’ailleurs, soit dit en passant, les  divergences  relatives  à  ces dates  n’ont aucun rapport  avec la foi.

En réalité, Seydinâ  Mohammad (sas) est la synthèse  parfaite des prophètes envoyés dans  les différents espaces  et les différents temps depuis les premiers balbutiements de la création. De plus, parce que projection orthogonale de la Lumière divine, il est la meilleure des créatures. Aujourd’hui, nous apportons les témoignages de non-musulmans, pour la plupart, des hommes de science, des philosophes  ou hommes d’Etat qui ont été frappés par l’envergure multidimensionnelle du prophète Mohammad (psl. Dans le désordre, nous citons :

Johann Wolfgang Von GOETHE (1749-1832), écrivain, homme politique et savant allemand a lui aussi chanté le Prophète Mohammad (sas) : « Ô magnifique ! Toi aussi, tu disparais ? … Elève-toi, cœur aimant, jusqu’au Créateur ! Sois mon Seigneur, mon Dieu.» C’est lui également qui affirma : « C’est folie que chacun pour son cas  fasse valoir son opinion personnelle ! Si l’Islam veut dire soumis à Dieu, nous vivons et mourons tous en Islam. »

Goethe a aussi écrit : « Le fidèle musulman parle du paradis comme s’il avait été lui-même en ce lieu. Il croit au Coran et à ses promesses. C’est là-dessus que se fonde la pure doctrine…  Cette doctrine devait les appeler tous à  l’obéissance envers Mahomet, le Prophète et l’envoyé de Dieu qui, après les avertissements répétés, les promesses et les menaces des époques précédentes, avait dû enfin propager et confirmer sur Terre la vraie religion de Dieu… » Lichtenberger, p 340-341. Goethe a enfin déclaré: « Si tel est l’Islam, nous sommes tous des musulmans. »

Napoléon  Bonaparte (1769-1821), empereur des Français de 1804 à 1815, dans son « Journal intime » rédigé lors  de son séjour à Sainte Hélène entre 1815 et 1822, soutient :

… Puis, à un certain moment de l’histoire, apparut un homme appelé Mahomet … Et cet homme a dit la même chose que Moïse, Jésus et tous les autres prophètes : il n’y a qu’un seul Dieu.  C’est le message de l’Islam … Mahomet a détruit les faux dieux, renversé le temple des idoles  dans la moitié du monde… Mahomet fut un grand homme, intrépide soldat … Grand capitaine, homme d’Etat, il régénéra  sa patrie et créa au milieu des déserts de l’Arabie un nouveau peuple et une nouvelle puissance. »

De plus, dans  le «Mémoire de  Sainte Hélène, Le Comte de Las Cases (1766-1842), un des compagnons de Napoléon, a écrit : « Lorsque Napoléon séjournait en Egypte, il se demandait avec étonnement comment le Prophète de l’Islam  et les hommes de l’histoire Islamique sont parvenus à pénétrer si facilement dans les territoires étrangers qu’ils ont dominés ensuite. C’est pour cela même que l’Empereur adopta une opinion optimiste de l’Islam et déclara : «  Je me convertirai à l’Islam. »

Sans nul doute, le plus grand témoignage vient d’Alphonse de LAMARTINE (1790-1869), poète romantique et homme politique français. Dans son Histoire de la Turquie, (Paris, 1854, tome I et livre I- p. 280), il écrit : «…Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Muhammad ? 

Lamartine résume son magnifique hommage  en ces termes : « Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images ; fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Muhammad. 

Dans un poème intitulé L’An neuf de l’Hégire,   Victor HUGO (1802–1885) a chanté le prophète Mohammed (psl):

« Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali, le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule :
« Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écoule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.

L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. »
« J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.»

Boswort SMITH : «… Sans armée, sans garde du corps, sans palais, et sans revenu fixe ;  s’il y a un homme qui a le droit de dire qu’il règne par la volonté divine, ce serait Muhammad.»

Annie BESANT  reconnaît : « Il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et comment il vivait, d’avoir d’autre sentiment  que le respect pour ce prophète prodigieux, un des grands messagers de l’Etre Suprême…»

Mahatma GANDHI  (1869-1948) : « Je suis devenu convaincu plus que jamais que ce n’était pas l’épée qui permit à l’Islam de conquérir cette place  au cours de sa vie. Ce fut grâce au caractère  à la fois simple  et strict du Prophète, à l’effacement total de soi, à son respect scrupuleux de ses engagements, à  son intense dévotion à l’égard de ses compagnons et ses disciples, à son intrépidité, à sa hardiesse et à sa confiance en Dieu et en sa propre mission.

 Dr Jules  Hymen   MASSERMANN : « Peut-être le plus grand leader de tous les temps est Muhammad »

D’autres éminents  personnages dont Louis Massignon (1883-1962) universitaire et islamologue français converti en 1907, Vincent-Mansour Monteil (1913-2005) converti  à l’islam en 1977,  Roger-Raja Garaudy (1913-2012) converti en 1982, Albert-Bernard Bongo (El-Hâdj Omar Bongo, 1935-2009) , ancien président du Gabon converti en 1973, Kumba Ialà ( Mohamed  Ialà  Embalô, 1953- 2014) ancien président de la Guinée-Bissau,  converti en 2008 ont choisi le prophète Mohammed (s a s)   pour idole   et  l’Islam comme religion.

Au 21ème siècle, le   Japon a prévu  de faire face à de multiples problèmes qui feront perdre à ses citoyens leur fibre morale, leur discipline exemplaire, leur  ardeur au travail…  Le professeur Yugo Itagaki chargé d’évaluer différentes  croyances, a conclu que l’Islam est la seule religion qui apporte des  solutions  véritables aux graves problèmes  avec  lesquels , malgré sa puissance économique,  sa technologie de pointe,  son extraordinaire capacité informatique,  son génie électronique et son aura géopolitique, ce pays risque de  se confronter .

Aux Etats-Unis, en France, comme partout ailleurs dans l’Occident judéo-chrétien, après s’être convertis à l’Islam, les délinquants  d’hier sont devenus des hommes sincèrement croyants, entreprenants et honnêtes.   D’après le Figaro Magazine  du 13 Juin 1992, l’Amérique s’est inquiétée de ses 5.000 GIS (soldats) qui se sont convertis à l’Islam en l’espace de quatre mois  pendant la première guerre du Golfe, en 1991 !

En quelques siècles, par la volonté de Dieu, notre religion  a connu une implantation si dynamique que son expansion  semble exponentielle.  Selon des projections  fiables,  à l’horizon 2050, avec plus  de quatre milliards d’adeptes, l’Islam  réunira  la moitié des habitants du monde.  La raison en est que, plus que les autres croyances, l’islam est une religion de connaissances et de lumière, non point une religion d’ignorance et d’obscurantisme. Le premier verset, Iqraa, (sourate  96, verset 1),  qui fut révélé au prophète Mohammad (psl), l’exhorte à lire et appuie cela.

Dès lors , ni le nettoyage ethno-religieux perpétré  à l’encontre du peuple martyr de Palestine, ni les persécutions opérées en Afghanistan  par une coalition tous azimuts de régimes islamophobes , ni la chasse aux porteuses de voile et aux barbus engagée par une soi-disant «sentinelle de l’orthodoxie laïque» ni les mégatonnes de bombes  jadis larguées sur la Tchétchénie , ni les menaces que certaines puissances font peser  sur  les Etats sincèrement  musulmans… n’y  pourront rien.

L’Islam est né par la volonté de Dieu, s’est développé par la volonté de Dieu et,  assurément, c’est par la volonté de Dieu qu’il a triomphé et triomphera  encore comme, du reste,  il a su le faire  avec courage et détermination face aux Croisades  de  1096 à 1254. Toutefois, c’est par le dialogue fécond et non par la violence aveugle qu’il faut passer parce que l’Islam, qui est une religion de paix et de tolérance, respecte les autres confessions : « Point de contrainte en religion.» Sourate 2 ; verset 256. Ou : «  Et dis, la vérité est de votre Seigneur.  Croie qui veut, donc ; et mécroie qui veut. » Sourate 18,  verset 29.

Le prophète Mohammad (psl) « à qui Dieu  a accordé le suprême honneur, la part optimale des dons généreux et la part maximale des degrés prophétiques »  n’était   ni un révolutionnaire  au sens étriqué du terme, ni un despote,  encore moins un imposteur. Tout au contraire, « il préféra transiger, transformer, adapter et finalement incorporer » (Lemmens).

Son  merveilleux don d’éloquence  et sa ténacité ont fini par s’imposer à tous  ses adversaires.

Au don de prophétie se sont ajoutés ceux de l’homme d’Etat, à la fois diplomate chevronné et fin stratège. Grâce  à son génie religieux et politique, génie essentiellement unificateur, les Arabes, et, partant, tous  les musulmans, prenant conscience d’eux-mêmes, sont sortis de l’ignorance et de l’anarchie pour réussir  leur entrée définitive dans  la Civilisation  de l’Universel. C’est cet homme au caractère éminemment noble que nous exaltons ce 20 avril 2014.

Harouna Amadou LY  dit  Harouna Rassoul, maître ès lettres,  professeur certifié d’Histoire, à la retraite