Munâsaba de Boubacare : 20 avril 1999

MAWLÂN  CHEIKH,

Tout l’honneur est pour nous d’être encore une fois en face de vous. Tout le plaisir est pour nous de nous retrouver à Boubacare-la-pieuse. Honneur et plaisir se confondent tout comme s’imbriquent harmonieusement notre cher guide et Boubacare, sa prestigieuse localité : symbiose parfaite  symbolisée par la lumière de l’un  et la fidélité de l’autre.

La lumière, parce que source de spiritualité, fait briller les cœurs et ennoblit les gestes alors que la fidélité est source de pureté, de sincérité, d’attachement à une cause juste : la faydhu ibrâhîmiyâ.

C’est dire que le pèlerinage à Boubacare est à la fois  spiritualité et  fidélité, deux concepts qui, examinés de très près, signifient  vérité ; celle à la quête de laquelle se lancent tous les hommes épris de paix et de clairvoyance, mais que seule une infime minorité  retrouve et vit.  C’est une vérité avec un grand «V» parce que indissociable de la réalité divine et vous en faites votre credo.

Mawlânâ, nous sommes donc très heureux et fiers d’être aujourd’hui à Boubacare, à l’occasion de ce 20 avril consécutif à votre retour inoubliable de La Mecque ; le dernier 20 avril du millénaire de Mawlânâ Cheikh Ahmad at-Tidjâni ; le dernier 20 avril du siècle qui a vu naître et prospérer le Cheikh-al-islam El-Hâdj Ibrâhîm NIASS, votre illustre homonyme, notre vénéré Guide.

Le dernier 20 avril du millénaire, à Boubacare, devant Mawlânâ Cheikh Ould Khaïry : quelle chance !
Voilà pourquoi nous sommes très ravis d’être en ce moment précis à Boubacare dans cette auguste assemblée d’arîfinî  billâh en présence du Prince des docteurs de la Sunnah, le Maître des vivificateurs de la mâ’rifa, Mawlânâ Cheikh Ould Khaïry, entouré de sa sainte famille, de ses illustres invités, de ses honorables muqadams, en un mot, de ses disciples venus de tous les coins du monde.
Quel bonheur ! Quel prestige !


Mawlânâ Cheikh,
Votre discours prononcé à la cité as-Sabr wa-Hikma wa-Salâm  que vous avez bien voulu désormais baptisée as-Shukru wal-Haqqu was-Sâdatu (S.H.S.), le 09 novembre dernier, participe de votre philosophie empreinte de circonspection et surtout de fidélité sans faille à  la mémoire de Mawlânâ Cheikh Ibrâhîm NIASS…

Ainsi, si nous sommes à Boubacare-la-pieuse, c’est aussi pour nous ré imprégner  des bienfaits du tasawwuf auprès de notre Guide, l’Océan du savoir, le précurseur de la renaissance de la faydhâ.

C’est à Madîna-Bâye-la-bienheureuse et à Boubacare-la-pieuse seulement que nous pouvons nous  désaltérer sans arrière pensée.
Nous saisissons cette opportunité pour renouveler notre  attachement  sans borne à votre sainteté et aux idéaux  que vous ne cessez de défendre avec brio.

Pour ce qui nous concerne, nous ne nous considérons que comme de modestes soldats  toujours prêts, à vos côtés, à hisser, chaque jour plus haut, l’étendard de la faydhâ et ce, avec les armes efficaces dont vous nous avez dotés et qui ont noms : patience, abnégation et Savoir sublime.

Nous vous souhaitons une très longue vie, une santé de fer, une prospérité dans tous les domaines.

Nous formons les mêmes vœux pour votre entourage, vos disciples, vos invités, mais aussi pour les autorités religieuses, politiques et traditionnelles de la Mauritanie et des pays d’origine des disciples et des invités.
Nous adressons une mention spéciale aux autorités militaires de la République islamique de Mauritanie qui  ont  assuré notre transport dans d’excellentes conditions.

Que Dieu  protège la sainte famille de Mawlânâ Cheikh Ibrâhîm NIASS !

Amen!