Lettre au Président Macky Sall: Crise scolaire et état du Fouta

Monsieur le Président de la République,

Avant de vous exposer l’objet de la présente lettre, je crois utile de vous dévoiler  mon parcours, ce qui justifierait ou à tout le moins expliquerait mon intervention.
Après dix ans dans les classes, je fus admis au concours d’entrée à l’école normale supérieure  de Saint-Cloud en France pour faire la formation des inspecteurs de l’enseignement.

A l’issue de cette formation, je fus tour à tour affecté comme chef de circonscription scolaire d’abord à Kolda puis à Kaolack pour me retrouver ensuite à l’école normale William Ponty de Thiès que je dirigeai pendant dix ans. Continuer la lecture de Lettre au Président Macky Sall: Crise scolaire et état du Fouta

3ème lettre de Bâye Niass dans « Jawahirou Rassahil »

Au nom d’Allâh, le Clément, le Tout Miséricordieux, le Tout Puissant, l’Impérieux, le Fier.

Que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, serviteur d’Allâh, qui a dit : « Oh ! Fatima fille de Mouhammmad, auprès d’Allâh je ne peux rien faire pour toi ».

Après mes remerciements, je souhaite que mes salutations parviennent à mes fils Ahmad THIÂM et Malick SOW, ainsi qu’à toute personne qui verra cette missive, parmi ceux qui se considèrent comme mes disciples ou qui s’identifient à nous.
J’entends que cette lettre soit portée à la connaissance de tous. Continuer la lecture de 3ème lettre de Bâye Niass dans « Jawahirou Rassahil »

Lettre ouverte au ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Transports terrestres

Monsieur le Ministre,

Nous venons d’apprendre sur les ondes de Walf-fm la confirmation du prochain démarrage des travaux d’édification des ponts de Madîna-Ndiathbé et de Ngouy en vue du désenclavement d’une bonne partie de l’Île à morfil, en l’occurrence le Yirlâbé-wâlo (Saldé) et le Lâw septentrional (Cas-cas). Quant au Halaybé et au Tôro oriental, il faudra d’autres ouvrages dont l’ensevelissement de nombreux marécages et la construction de véritables routes pour que l’accessibilité de la zone soit effective.

Ces deux derniers « diwân » sont chers aux Hâl-Poulâr’en, le premier parce qu’il fut et demeure encore un parterre d’éminents marabouts, le second du fait que, bien avant la fameuse révolution théocratique de 1776, il résistait vaillamment aux rigueurs de la suzeraineté maroco-mauritanienne sur le Foûta et à l’acquittement du « moudo-horma », tribut en nature que, nolens volens, les Foûtankôbé versaient annuellement aux Oulâd Abdallah. Continuer la lecture de Lettre ouverte au ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Transports terrestres

1ère lettre ouverte adressée au président de la République

Depuis quelque temps toute la presse confondue ne cesse de se faire l’écho des réactions tantôt favorables, tantôt hostiles à l’annonce par monsieur le président de la République de la nécessité de procéder à une réforme territoriale et locale. 

Ce qui réveille outre mesure la fibre sensible de nombre de personnes, c’est le retour éventuel des provinces qui avaient disparu du paysage géopolitique sénégalais au lendemain de la « pacification » du Sénégal et de l’imposition de la paix coloniale. En lieu et place, comme du reste le professeur Iba Der THIÂM a bien expliqué dans Sud Quotidien du vendredi 15 juin 2001, l’administration coloniale a créé des cantons, subdivisions, cercles, gouvernorats, fédérations…Le premier gouvernement postcolonial a jeté son dévolu sur les concepts : arrondissement, département et région jusqu’ici en vigueur. Continuer la lecture de 1ère lettre ouverte adressée au président de la République

2ème Lettre ouverte adressée au président de la République

Monsieur le président de la République,

Par le truchement de l’Association pour le Développement de Saldé -ADS-, les populations de notre localité se tournent une fois de plus vers votre excellence pour rappeler les difficultés chaque jour croissantes qu’elles endurent la mort dans l’âme.

Même si, de nos jours, il est relégué aux oubliettes, Saldé-Tébégout a tout de même joué un rôle de premier ordre dans le Sénégal colonial et plus précisément de 1858 à 1960. En effet, non seulement il a abrité un fort construit en 1859, mais aussi, dès novembre 1894, il a vu prospérer la quatrième école implantée dans la région, après celles de Saint-Louis, Podor, Bakel et Dagana. Son bureau de poste et son dispensaire sont les plus anciens du Foûta après ceux de Podor. Continuer la lecture de 2ème Lettre ouverte adressée au président de la République