Biographie de Cheikh Ahmed Tidjâne

Mawlânâ Cheikh Ahmed Ibn Mouhammad Ibn Moukhtâr at-Tidjâni est né à Aynou-Mâdhi (Algérie), dans la nuit du 18 safar, en l’an 1150 (lundi 17 juin 1737). Son père s’appelait Mouhammad (Mahammad) Moukhtâr et sa mère Aychâ Bint Mouhammad Sanoussi at-Tidjâni. Sa famille paternelle appartenait à la branche des Maddawayi.

A sept ans, le jeune Ahmed aura mémorisé les 114 sourates du saint Coran sous la conduite de Mouhammad Ibn Hammouat-Tidjâni, un maître de renom. Il apprit le droit musulman à l’école mâlikite et étudia les différents traités de jurisprudence auprès du connaissant d’Allâh, le savant Mabroûk Ibn Boû’afiya Madawi at-Tidjâni. Ahmed at-Tidjâni était intelligent, pieux, modeste, assidu dans ses études et plein de volonté ; « tout ce qu’il entamait, il le terminait », soutenait son entourage. Continuer la lecture de Biographie de Cheikh Ahmed Tidjâne

Biographie d’El-Hâdj Ibrâhîma NIASS

El-Hâdj Ibrâhîma NIASS dit Bâye ou Barham ou Cheikh al-islam a vu le jour le 15 du mois lunaire rajab 1318, correspondant au jeudi 8 novembre 1900, à Taïba-niassène fondé en 1868 par son père El-Hâdj Abdallâh Tafsîr Mouhammad NIASS.

Sa mère Saïdâ Aïcha DIANKHÂ dite Astou, décédée en 1938, était une femme très pieuse et vertueuse. Son époux avait prédit : « Cette femme donnera naissance à mon héritier spirituel et il ne peut en être autrement. »

D’ailleurs, dans la préface qu’il a faite à Kâshifoul albas ou la levée des équivoques, traité fondamental du soufisme et de la voie tidjâne écrit en 1931 par Bâye, Cheikh Alioune CISSE, disciple, gendre et premier imâm de la mosquée de Madîna-Bâye, relate : « Tout au début de la grossesse d’Aïcha DIANKHÂ, celle-ci vit en songe qu’elle se tenait sur quelque chose, qu’il y avait en-dessous d’elle un puits, quand soudain se fendit la lune venant de l’est et tomba sur elle. Elle eut très peur à son réveil et se confia très tôt le matin à son mari, El-Hâdj Abdallâh NIASS. Ce dernier la calma et la pria de garder le secret … Continuer la lecture de Biographie d’El-Hâdj Ibrâhîma NIASS

Biographie de Mawlânâ Cheikh Ould Khaïry

Cheikh Ould KHAIRY
Cheikh Ould KHAIRY

Mawlânâ Cheikh Ould Khaïry a vu le jour, à Zarâriya, le 22 shâ’bân 1373 correspondant au 26 avril 1954 à l’occasion de la troisième visite que Mawlânâ El Hâdj Ibrâhîma NIASS effectua en Mauritanie. La première a eu lieu entre 1948 et 1949, les plus officielles en 1952 (année de la composition de son poème Rihlatou Gannâriya) et en 1967 au cours desquelles il a rendu visite à ses disciples disséminés dans les villes, bourgades et hameaux mauritaniens.

Sa dernière visite, la plus brève et la moins connue, s’est déroulée en 1970 à Nouadhibou, où il eut une audience avec sa Majesté Hassan II (1929-1999), roi du Maroc, alors en conciliabule avec les présidents Mohamed ben Brahim Boukharouba alias Houari Boumediene (1932-1978) d’Algérie, Habib Bourguiba (1903-2000) de Tunisie et Me Moctar Ould Daddah (1924-2003) de la République islamique de Mauritanie. Ces dirigeants du Maghreb tenaient à harmoniser leurs différents points de vue sur le Sahara occidental alors sous domination espagnole. Continuer la lecture de Biographie de Mawlânâ Cheikh Ould Khaïry

Biographie anecdotique de Cheikh Hamidou KANE

A tout seigneur tout honneur. C’est le mardi 03 avril 1928 que Cheikh Hamidou KANE a vu le jour à Matam : de Mamadou Lamine Cheikh Hamidou Alphâ Cirê KANE (1894-1992) ou Mamadou Lamine Oumou Mamadou Tafsîrou Ibrâ Amadou Thiêrno Ibrâ Hammât WANE et de Yeyyâ Râcine Abdoulâye Alphâ Cirê KANE ou Yeyyâ Fâtimata Baïdi Souwâdou Almamy Mamadou Lamine Amadou Bhalêdjo Déwa Elimâne Moctâr LY (1904-1972).
Deuxième garçon de Yeyyâ Râcine, on le surnomma Samba (diminutif : Sam). Au Foûta-Tôro , le prénom traditionnel de l’enfant implique son ordre d’arrivée dans le cercle de la famille; par exemple, la succession des enfants mâles peut être la suivante : Bâba Gallé ou Mamadou ou Hammadi, Samba ou Sawa ou Bathia, Demba ou Déwa, Yéro, Pâté … Chez les filles : Dikko ou Dikkel ou Dikel, Koumba ou Koumbel ou Kouwa ou Mbouré , Penda, Takko, Dâdo …
On l’appela donc Sam-Matam, c’est-à -dire Samba né à Matam. Son arrière-grand père Abdoulâye Alphâ KANE (né en 1848) et sa grand-mère maternelle Fâtimata Baïdi Souwâdou (née vers 1884) ont tous deux été rappelés à Dieu en 1928, année de sa naissance.
En avril 1928, Mamadou Lamine KANE passait ses congés à Matam auprès de son père Cheikh Hamidou Alphâ Cirê KANE qui, très versé dans l’ « elmoul chariati » ou droit musulman, assumait les charges de cadi ou jurisconsulte dans cette vieille bourgade du Foûta oriental. C’est dans ces circonstances fortuites que Cheikh est né à Matam et non à Louga, ville d’adoption de ses parents. Son grand-père maternel, Râcine Abdoulâye KANE qui fut chef de canton du Dimar (cercle de Podor) de 1903 à 1906, exerçait les fonctions de commis expéditionnaire à Louga où il est arrivé en 1921.

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